Présidentielle: Fillon veut faire de la "lutte contre la pauvreté" une "priorité"

France - 03/01/2017 17h53
Lu 9 170 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Présidentielle: Fillon veut faire de la "lutte contre la pauvreté" une "priorité"
Politique
François Fillon à Paris le 3 janvier 2017, lors d'un déplacement consacré à la pauvreté dans un centre Emmaüs.

Le candidat LR à la présidentielle effectue une semaine de rentrée très chargée après un relatif silence depuis sa victoire triomphale à la primaire de la droite en novembre. Mardi, il a défendu son projet «radical» et a assuré que la lutte contre la pauvreté sera sa priorité. 

Après une quasi-diète médiatique depuis son élection à la primaire de sa famille politique - hormis ses vœux sur Facebook le 31 décembre -, le candidat de la droite redémarre sa campagne avec de nombreux déplacements en France (le 11 janvier à Nice, le 19 dans l'Ain) et à l'étranger (Las Vegas les 5 et 6 pour participer au salon CES du high-tech, le 23 à Berlin où il doit déjeuner avec Angela Merkel). Le candidat sera également l’invité du 20H de TF1 ce mardi soir et donnera deux meetings en janvier, l’un le 11 janvier à Nice et l’autre à Paris le 29 alors que la gauche connaîtra le même jour son champion.

"Quand on a presque 6 millions de chômeurs et 9 millions de pauvres, et que ces chiffres continuent d'augmenter, notamment s'agissant de la pauvreté, on ne peut pas parler d'un modèle social qui fonctionne, et on ne peut pas camper sur des positions conservatrices qui sont celles d'une grande partie de ceux qui aujourd'hui dirigent notre pays", a fait valoir l'ex-Premier ministre lors d’une visite d’un centre de l’association Emmaüs à Paris.  

"Moi, je veux changer les choses. La première cause de la grande pauvreté c'est le chômage, et c'est la raison pour laquelle j'ai un programme économique qui est un programme radical et que je mettrai en œuvre si les Français me font confiance" a assuré M. Fillon face aux journalistes qui l’interpellaient sur les critiques exercées à gauche, au FN et même parfois à droite sur son programme économique et social.

"Ce n’est pas la gauche qui fixe mon agenda" a-t-il également assuré lors de ce déplacement alors que le PS s’est engagé dans une élection primaire éclaire où la campagne doit durer encore une vingtaine de jours. Même son de cloche chez Marine Le Pen (FN) qui a effectué sa rentrée politique ce mardi à la matin et qui va multiplier interviews, déplacements et propositions avant d’entrer dans le dur de sa campagne début février avec un week-end décisif prévu à Lyon.

- Défense d'un projet "radical" -

"La gauche porte, avec la droite d'ailleurs, une grande part de responsabilité dans l'augmentation de la pauvreté [...] Elle ferait mieux de s'interroger sur cette responsabilité" a-t-il attaqué. Interrogé sur cette fibre retrouvée de "gaulliste social", François Fillon a rappelé que "De Gaulle était d'abord un libéral. Je sais que la gauche a essayé d'en faire un socialiste..." Avant d'aboutir à cette synthèse: "Le libéralisme, il doit aboutir à la redistribution des richesses". 

M. Fillon doit faire faire à des attaques de toute part depuis sa victoire à la primaire fin novembre. François Hollande dit qu'il faut "éviter de brutaliser" la société et son Premier ministre, Bernard Cazeneuve, assure que le changement de modèle social n'est "pas inéluctable" -, le candidat de la droite veut tenir bon.

A peine élu comme candidat de la droite, il lui avait pourtant fallu déminer un premier dossier, celui de la Sécurité sociale que ses adversaires l'accusait de vouloir "privatiser", selon le mot de la ministre de la santé Marisol Touraine. "François Fillon va vous rendre malade", ne cesse de l'attaquer Marine Le Pen. La candidate frontiste a même dit dans une interview à Causeur, "il est congelé, il ne bouge plus, il s'est balladurisé"

Le candidat Les Républicains est également attaque dans sa propre famille. Ce n'est pas "faisable en 5 ans", rétorque Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, qui a pourtant intégré l'organigramme de campagne de M. Fillon à propos de la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires. Le candidat doit également faire face au désappointement d'élus de son parti qui refusent l'interdiction du cumul des mandats, une disposition qui concerne un centaine de sortants LR. Mais "je le dis clairement, je ne reviendrai pas sur le non-cumul des mandats", a prévenu le candidat.

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1 Commentaire

Urgo
Victor U. - il y a 2 mois
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C'est un discours que l'on a maintes fois entendu, lors de campagnes électorales. Et cela dure depuis des décennies. C'est un voeu pieux, mais personne n'y croit plus tout. D'ailleurs son électorat n'est composé que de gens aisés, qui ignorent tout de la pauvreté. Quant aux pauvres, ça fait belle lurette qu'ils ne votent plus. Répondre
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