Fillon: "On n'a pas été bons" ni "clairs" sur la Sécurité Sociale

France - 11/01/2017 11h12
Lu 8 493 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Fillon: "On n'a pas été bons" ni "clairs" sur la Sécurité Sociale
Politique
Dimanche 27 novembre 2016, François Fillon à Paris après son discours de victoire à la primaire de la droite et du centre. (PHOTO: HERMES LE COURT DE BERU)

François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, accusé depuis sa victoire à la primaire de vouloir "privatiser" la Sécu, a reconnu ne pas avoir été "bon" ni "clair" dans ses propositions sur le sujet, mercredi sur BFMTV-RMC. Le candidat de la droite se concentre désormais sur la sécurité et l’immigration. 

Une forme de mea-culpa. Le candidat de la droite et du centre qui est repassé deuxième dans un sondage Ifop Paris-Match/ ITELE/ Sud Radio mardi derrière Marine Le Pen au second tour a reconnu à la radio et à la télévision ses erreurs sur la présentation de son programme santé. Ni "bons", ni "clairs" sur la Sécu: une nouvelle fois, mercredi matin, François Fillon a tenté de clore l'empoisonnant procès instruit par ses adversaires coalisés contre son projet de réforme de l'assurance maladie.

Sur BFMTV-RMC, l'ancien Premier ministre a redit avoir été "mal compris" sur ses propositions, pour partie "retirées" de son site internet. Il a rappelé avoir "lancé un débat avec l'ensemble des responsables de la santé, les médecins", avec de nouvelles propositions "avant la fin du mois de janvier ou début février".

"On voit que (la Sécu) ne marche pas (...) Une simple épidémie de grippe est en train de paralyser le système. Ce qui montre que quand Mme (Marisol) Touraine explique que tout va bien, que tout est formidable, que c'est le programme de François Fillon qui menace la Sécurité sociale, ça n'a juste aucun sens", assure-t-il alors qu’il a été la cible de tous ses concurrents, à gauche comme au FN ou à l’extrême gauche. Dans son propre camp également, certains élus notamment proches de Nicolas Sarkozy tentent d’amender son programme. 

- Pas de retour des heures supplémentaires défiscalisées -

Il a ainsi dit non à des députés de droite qui insistaient pour qu'il revienne sur la loi de 2014 renforçant les entraves au cumul des mandats. M. Fillon a également renvoyé mercredi matin dans les cordes Laurent Wauquiez, vice-président du parti, qui lui demandait, plutôt que "du sang et des larmes", le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires défendue par Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, dans la campagne de la campagne de la primaire de la gauche, M. M Valls et Montebourg proposent de rétablir cette mesure supprimée par François Hollande. La candidate du FN Marine Le Pen veut également leur retour.

M. Fillon mise aussi sur le terrain, avec un déplacement mercredi après-midi dans les Alpes-Maritimes sur l'immigration et la sécurité.
Dépôt de gerbe à Nice en hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet, déplacement au poste-frontière de Menton, réunion publique avec les deux ténors de la droite locale, Christian Estrosi (patron de la région) et Eric Ciotti (patron du département).

Dans Nice Matin et sur BFMTV-RMC, M. Fillon a commencé à détailler ses propositions en la matière, plutôt consensuelles dans son camp: il faut "une immigration minimale et très contrôlée, répondant à nos besoins économiques et à nos capacités d'accueil et d'intégration", via des "quotas" annuels au Parlement "dans un débat démocratique transparent".

"Le nombre de visas qui ont été accordés en France depuis cinq ans n'a cessé d'augmenter, dans un pays qui a près de 6 millions de personnes qui sont inscrites à Pôle emploi, qui a près de 9 millions de pauvres", s'est justifié le candidat des Républicains.

 

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