Hamon considère que Macron est un "marchepied" pour le Front national

France - 10/03/2017 10h49
Lu 11 882 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Hamon considère que Macron est un "marchepied" pour le Front national
Politique
Vendredi 3 février 2017 (Moselle), Benoit Hamon devant des salariés de Neuhauser, entreprise de viennoiseries, victimes d’un plan social avec 259 suppressions de postes.

Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle, a dit vouloir attaquer "la feuille de paie" et augmenter le salaire net grâce à son projet de revenu universel, qu'il a modifié pour les 18-25 ans jeudi soir sur France 2.

Interrogé lors de l'Emission politique sur la mise en place de sa proposition de revenu universel, M. Hamon a déclaré vouloir "d'abord proposer une étape qui permet à 80% des salariés français, des travailleurs indépendants, des commerçants, artisans, de voir leur travail revalorisé par un gain net sur la feuille de paie". "J'attaque la feuille de paie, j'augmente le salaire net", a martelé le candidat socialiste, comme en écho à son ancien rival de la primaire et désormais soutien Arnaud Montebourg, qui s'était posé en "candidat de la feuille de paie" durant la primaire.

Concrètement, M. Hamon souhaite "que les 18-25 ans et l'ensemble des salariés" touchant "jusqu'à 1,9 SMIC perçoivent un revenu universel". Son montant "sera de 600 euros quand on n'a rien", et sera "dégressif" pour ceux percevant un revenu "jusqu'à 1,9 SMIC".  En janvier, M. Hamon comptait attribuer ce revenu universel à l'ensemble des 18-25 ans, sans conditions de ressources, "pour favoriser leur insertion sociale et professionnelle".

- Explications de texte sur son revenu universel -

Selon sa proposition présentée jeudi, "la conséquence sur la feuille de paie", pour "un couple au Smic" sera de "386 euros" nets mensuels, a argumenté le député des Yvelines. "Pour un étudiant qui travaillerait un jour sur cinq, le gain net sera de 500 euros" par mois, a-t-il poursuivi. M. Hamon a chiffré la mise en place de cette première étape à "35 milliards d'euros", "en-deçà du pacte de responsabilité et du CICE", instaurés par François Hollande et d'un coût d'environ 41 milliards d'euros. "Derrière, il y a d'autres étapes", a souligné M. Hamon, désireux d'installer "une conférence citoyenne, sociale, pour en discuter". 

Cette conférence "peut discuter de l'élargissement de ceux qui seront les bénéficiaires. Doit venir demain l'étape qui permettra le versement du revenu universel aux retraités", a-t-il ajouté, se défendant d'avoir changé en cours de route le calendrier d'application de cette proposition qui a marqué lors de la primaire PS élargie.  "Trouvez une déclaration de Benoît Hamon qui disait pendant les primaires qu'il s'engageait pour autre chose que cette première étape", a lancé ce député des Yvelines et ancien ministre.

"Aujourd'hui, je considère que le projet d'Emmanuel Macron est le marchepied du Front national", a insisté le candidat socialiste. "Parce que je suis socialiste et que je crois dans la promesse sociale, je pense que son projet est dangereux, a encore attaqué Benoît Hamon. Et parce que je suis démocrate, je me mets à distance de ceux qui, dans une position messianique et christique, pensent qu'ils détiennent la solution. Je vais vous dire : je trouve ça très immature de sa part." 

- A la peine dans les sondages, des socialistes rejoignent Macron -

Invité à débattre au sujet de la laïcité avec le vice-président des Républicains, Laurent Wauquiez, Benoît Hamon a accusé son contradicteur d'être "un joli hologramme de Marine Le Pen. C'est masculin, mais c'est exactement la même chose". "Monsieur Wauquiez, comme beaucoup d'autres, trouvent que les musulmans sont biens quand ils ne sont pas musulmans", a-t-il encore attaqué.  "Pour vous, dès qu'on a une position divergente de la vôtre, vous brandissez l'étendard du Front national", a alors répliqué Laurent Wauquiez. 

Le candidat passait son grand oral hier dans l’émission politique de France 2 au moment où sa campagne traverse un trou d’air. Crédité de 12 à 15% d’intentions de vote dans les sondages, le candidat du PS est souvent au coude-à-coude avec son rival de gauche Jean-Luc Mélenchon. Lâché par certains parlementaires et ténors du PS qui rallient Emmanuel Macron, M. Hamon n’est pas encore assuré d’être qualifié au second tour largement distancé par ses rivaux François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Le candidat compte aussi sur un grand meeting dimanche 19 mars à Paris-Bercy comparable à celui du Bourget pour François Hollande qui avait permis de lancer sa campagne présidentielle de 2012. 

Suggérer une correction
Top Actu
139 000 €
Verdun - 215 m²
Maison Verdun
103 900 €
Montigny-lès-Metz - 67.27 m²
Appartement Montigny-lès-Metz
289 000 €
Metz - 230 m²
Maison Metz
59 000 €
Saint-Avold - 110 m²
Maison Saint-Avold
avec Logo Immoregion.fr
Suivez LORACTU.fr
télécharger notre extension