Macron jette ses dernières forces dans la bataille, "sans craindre" l'effritement

France - 18/04/2017 01h42
Lu 12 266 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Macron jette ses dernières forces dans la bataille, "sans craindre" l'effritement
Politique
Emmanuel Macron lors de son meeting de Paris-Bercy à L'accord-Hôtels Arena, lundi 17 avril 2017.

Lors d'un meeting géant à Paris lundi après-midi à seulement six jours du vote, Emmanuel Macron a soigné la forme plus que le fond en répétant son leitmotiv de campagne: une nouvelle génération va gouverner lui qui veut "tourner la page" de 20 ans de pratiques politiques. 

Le candidat d'En Marche toujours donné en tête des intentions de vote ou au coude-à-coude avec Marine Le Pen a soigné sa dernière démonstration de force lors d'un meeting géant lundi à l'Accord-Hotels Aréna devant au moins 20 000 partisans. Alors que la dernière ligne droite s'annonce totalement incertaine, M. Macron a voulu délivrer un message d'optimisme alors que sa rivale du FN tenait un meeting à quelques kilomètres de là au Zénith de Paris. Le candidat à la présidentielle n'en a pas dit beaucoup se le fond, répétant les points principaux de sa campagne: "gouverner autrement", "installer une nouvelle génération", "présider", "faire confiance". "Il devait faire president plus que candidat" assure le député PS Christophe Castaner. Assurant être attentif aux sondages qui ne donnent pas son champion dans une forme olympique, il répète que "Macron est Parti de rien" alors que Marine Le Pen "accusé une vraie baisse" dans les intentions de vote ces derniers jours. 

Emmanuel Macron, la surprise à la fragilité toujours pesante

Pour le porte-parole d'En Marche, Benjamin Bonneveaux, l'équipe "n'a pas peur de l'effritement" malgré sa baisse dans les sondages. "Emmanuel Macron ca continuer de parler de son projet sur le terrain, rien que de son projet sans se préoccuper de l'agenda des autres candidats" assure-t-il. Alors que l'agenda de sa campagne a quelque peu changé à la dernière minute, M. Macron va "se démultiplier sur le terrain" assure son porte-parole. Mardi matin tôt, il sera au marché de gros de Rungis pour rencontrer "la France qui bosse et qui se lève tôt". L'occasion pour le candidat de s'afficher avec la France populaire.  Christophe Castaner l'avoue sans mal: "oui" il a du mal à imprimer dans certains électorats notamment chez les ouvriers et les sans voix. "Il a tellement été caricaturé avec son passé de banquier. Certes il a gagné 3 millions d'euros en six ans... mais il a été caricaturé à tord" assure le parlementaire de la première heure.

- "Faire président" -

Pour son dernier grand meeting, Macron promet une "nouvelle France"

Le député socialiste conscient de la montée en flèche de Jean-Luc Mélenchon n'hésite pas à l'attaquer. "C'est 92 milliards d'euros d'impôts en plus" assure-t-il alors que Macron a taclé sa volonté de faire en France "Cuba sans le soleil et le Vénézuela sans pétrole. "Il a un talent incontestable, c'est un bon orateur, c'est incontestable" mais "il ne peut pas être president de la République" assure le parlementaire PS qui est dans le premier cercle. Laurence Haïm, l'ancienne correspondante d'ITELE aux Etats-Unis devenue porte-parole l'assure: "il a fait président" le comparant toujours volontiers à Obama en 2008. "Rien n'est joué" assure Christophe Castaner qui avoue que "certains dans l'équipe de campagne" ont pu estimer que la présidentielle était gagnée d'avance par leur poulain au vue de sa progression dans les sondages. "Aujourd'hui, c'est la séquence de Mélenchon, c'est certain. Mais il est temps que cette campagne se termine" assure-t-il craignant la semaine de trop faisant chuter Emmanuel Macron. 

"Nous allons nous battre parce que nous sommes des guerriers, vous êtes des guerriers mais à aucun moment nous n'aurons peur" a lancé le candidat d'En Marche alors qu'il a perdu des points dans les sondages ces dernières semaines. Dans une salle survoltée criant régulièrement "Macron président!", il assuré "y être prêt" à devenir Président de la République et en "mesurer l'honneur". 

Il a évoqué à plusieurs reprises, parfois se répétant, qu'une "nouvelle génération" allait "prendre le pouvoir", "gagner en responsabilités". "Il y a la gauche, fracturée et divisée en son sein et d'un côté la droite a la même maladie. Ils ne peuvent plus travailler ensemble même quand ils sont d'accord. On m'a beaucoup reproché d'être d'accord avec mes adversaires mais je le revendique car nous devons construire des lignes communes (...) ce ne sont plus que des coalitions d'intérêt et qui veulent garder le pouvoir pour eux" a attaqué Emmanuel Macron. 

-  "Je choisis le meilleur de la droite, le meilleur de la gauche et le meilleur du centre" -

Il a d'ailleurs assumé l'expression "et en même temps" que ses adversaires moquent régulièrement pour pointer du doigt son positionnement "flou". "Le +en même temps+ serait un tique de langage qui voudrait dire que je suis flou, que je ne sais pas trancher, il y en a qui aiment les cases. Mais je continuerai à utiliser +en même temps+ car cela signifie que l'on prend en compte les impératifs qui paraissent opposés mais dont la conciliation est indispensable au bon fonctionnement de notre société. Je choisis l'entreprise et les salariés, la solidarité et la croissance, je choisis le meilleur de la droite, le meilleur de la gauche et le meilleur du centre comme le disait le Général de Gaulle" a assuré M. Macron. 

Sondage: Macron et Le Pen à égalité, Fillon progresse

Selon un sondage Elabe pour BFMTV et L'Express publié lundi soir, 72% des électeurs d'Emmanuel Macron sont certains de glisser un bulletin de vote à son nom dimanche prochain. Mais Jean-Luc Mélenchon est devant (74%) tout comme Fançois Fillon et Marine Le Pen. Seul Benoit Hamon fait bien moins avec seulement de 53% de ses électeurs se disant sûrs de voter pour le candidat PS. "On est désormais à un niveau normal avec stade de la campagne" se rassure Benjamin Bonneveaux qui note que "seule Marine Le Pen est au-dessus des 80%".

À cinq jours du vote, Emmanuel Macron doit désormais confirmer sa position de favori malgré le resserrement des courbes dans les sondages et à s'adresser aux Français. "Je prends le meilleur de la gauche, le meilleur de la droite et le meilleur du centre" a-t-il défendu à la tribune. De quoi brasser large comme l'a toujours fait M. Macron. 

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