Cazeneuve accuse Le Pen et Fillon d'avoir fait "le choix de l'outrance et de la division"

France - 21/04/2017 13h29
Lu 11 957 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Cazeneuve accuse Le Pen et Fillon d'avoir fait "le choix de l'outrance et de la division"
Politique
Le chef du gouvernement, Bernard Cazeneuve, lors d'une allocution à Matignon, vendredi 21 avril 2017.

Le chef du gouvernement est sorti de sa réserve vendredi au lendemain de l'attaque terroriste des Champs-Elysées qui a tué un policier. Bernard Cazeneuve a attaqué François Fillon et Marine Le Pen. Il a accusé la candidate du FN  qui "cherche à exploiter sans vergogne la peur et l’émotion". A quelques heures de la fin de la campagne officielle, les deux candidats rappellent leurs propositions sur la lutte anti-terroriste.

Bernard Cazeneuve a accusé les candidats Marine Le Pen (FN) et François Fillon (LR) d'avoir choisi "l'outrance et la division" lors d'une allocution prononcée à la mi-journée sur le perron de Matignon. Le Premier ministre est sorti de sa réserve à quelques heures de la fin de la campagne présidentielle officielle et vivement attaqué la candidate d'extrême droite et le candidat de la droite qui ont critiqué l'action du gouvernement en matière de lutte anti-terroriste.
 
Marine Le Pen "cherche comme après chaque drame à en profiter pour instrumentaliser et diviser, elle cherche à exploiter sans vergogne la peur et l'émotion à des fins exclusivement politiciennes".  Quant à François Fillon, il "préconise la création de 10.000 postes de policiers. Comment croire sur ce sujet un candidat qui lorsqu'il était Premier ministre en avait supprimé 13.000 dans les forces de sécurité intérieure ?", dénonce le Premier ministre lors d'une déclaration sur le perron de Matignon.

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"François Fillon préconise la création de 10.000 postes de policiers. Comment croire sur ce sujet un candidat qui lorsqu’il était Premier ministre en a supprimé 13.000 dans les forces de sécurité intérieure, là où pendant ce quinquennat il en aura été créé 9.000", a déclaré ce vendredi 21 avril Bernard Cazeneuve, le chef du gouvernement, au lendemain de l’attentat survenu sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris au cours duquel un policier a été tué et deux autres gravement blessés. L’assaillant, un homme de 39 ans bien connu des services de police, a été abattu par les forces de l’ordre. Quelques instants plus tôt ce vendredi, le candidat LR à la présidentielle avait été très offensif contre le pouvoir en place. "Je n’ai cessé d’alerter le gouvernement", avait-il déclaré.

- Le Pen et Fillon attaquent le gouvernement -

Le candidat de la droite et du centre à la présidentielle a même suggéré puis confirmé l'existence d'autres attaques dans Paris. Des affirmations démenties par le gouvernement. François Fillon a réaffirmé aujourd'hui qu'il y a eu "d'autres attaques" hier soir à Paris. Interrogé aujourd'hui à ce sujet par Quotidien, émission sur TMC, l'ex-Premier ministre a affirmé: "Regardez les rapports de police", ces attaques, "elles ont existé, il y a eu d'autres attaques hier soir".  Son entourage explique à l'AFP que le candidat faisait allusion à une alerte du Centre opérationnel de gestion interministériel de crise (COGIC), dépendant du ministère de l'Intérieur, selon laquelle "un militaire de l'opération Sentinelle s'est fait agresser par un individu à la station Etienne Marcel, dans le centre de Paris. L'individu a été neutralisé et arrêté par les forces de police. Il n'y a pas de victimes". "Un SDF en état d'ébriété avancé a voulu s'en prendre physiquement à une patrouille. Il a été maîtrisé rapidement, s'est retrouvé au sol, des menottes dans le dos", précise le porte-parole du gouverneur militaire de Paris, le colonel Benoît Brulon. Il a évoqué un "incident mineur", un "non-évènement".

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De son côté, Marine Le Pen a affirmé vendredi matin  que"c'est le fondamentalisme islamiste qui est l'idéologie qui arme ces terroristes". Elle a aussi visé les gouvernements Hollande et Sarkozy assurant que "l'UOIF, les mosquées radicales, les associations qui servent de vecteurs à cette idéologie", "rien n'a été fait depuis dix ans, pas depuis cinq ans" a-t-elle accusé, toujours sur RFI.

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