84% des Alsaciens souhaitent que l’Alsace quitte la région Grand-Est, selon un sondage

France - 18/05/2017 11h35
Lu 30 166 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
84% des Alsaciens souhaitent que l’Alsace quitte la région Grand-Est, selon un sondage
Economie
Le président (Les Républicains) de l'Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne à Metz (Moselle), samedi 11 mars 2016. (PHOTO: Jean Luc Stadler)

Un sondage publié jeudi montre qu’une écrasante majorité d’Alsaciens souhaitent un retour à l’ancienne organisation régionale. Depuis 2016, l’Alsace a fusionné avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne pour donner naissance au Grand-Est. Emmanuel Macron n’entend pas défaire la fusion des régions. 

84% des Alsaciens souhaitent voir l'Alsace redevenir une région. 49% y sont "tout à fait favorables", montre un sondage CSA publié jeudi pour le compte de l’association régionaliste UnserLand. Un souhait "pratiquement unanime chez les ouvriers à 92% et chez les habitants du Haut-Rhin à 89%", indique ce sondage. Les Alsaciens se sentiraient d’abord et avant tout Alsaciens à 38%. Dans un pays "perçu comme trop centralisé", 61% des Alsaciens "critiquent le monopole de la capitale sur les décisions françaises majeures".

Trois quarts des Alsaciens (73%) souhaitent la création d’un Conseil unique d’Alsace, regroupant les compétences du département et de la région. 58% sont aussi favorables à ce que l’Alsace dispose d’un statut d’autonomie comme les cantons suisses ou les Länder en Allemagne. A noter que 18% des sondés sont favorables à ce que l’Alsace devienne un pays indépendant de la France.

- Macron ne souhaite pas défaire les régions -

Emmanuel Macron, récemment élu président de la République, avait indiqué lors de la campagne présidentielle qu’il n’étendait pas revenir sur la carte des régions. Dans une interview de M. Macron publiée en avril par LORACTU.fr, assurait: "je maintiendrai la carte des régions issue de la récente réforme et des élections de décembre 2015. Pour apporter de la stabilité aux territoires concernés et pour permettre aux nouvelles régions de jouer pleinement leur rôle de chef de file au service des citoyens, notamment en matière économique, qu’il s’agisse d’innovation, de formation ou d’anticipation des restructurations".
Il précisait toutefois: "au sein de ce cadre, les collectivités pourront proposer de mettre en place ou d'expérimenter de nouvelles solutions - fusions, rapprochement de services... - que l'État pourra accompagner. Je suis favorable à la prise en compte de la diversité des territoires et à une différenciation des solutions locales en fonction des besoins et des identités".

Le ministre nommé dans le nouveau gouvernement mercredi en charge de la Cohésion des Territoires est Richard Ferrand, un fidèle du président. L’ancien député PS sera en charge des réformes en lien avec les collectivités locales. Durant la campagne, Macron avait défendu la suppression d’au moins 25% des départements en zone urbaine. 

 

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