Dans le Grand-Est, plus de 2 000 lits d’hôpitaux pourraient être supprimés

Metz - 30/03/2016 14h42 - mis à jour le 30/03/2016 15h02
Lu 6 530 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Dans le Grand-Est, plus de 2 000 lits d’hôpitaux pourraient être supprimés
Economie
PHOTO: DR

Plus de 2 000 lits d’hôpitaux devraient être supprimés d’ici 2017 en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine selon Le Figaro de mercredi. Aucune région de France ne sera épargnée. Le gouvernement dément. 

Le quotidien national annonce que près de 16 000 lits devraient être supprimés dans les hôpitaux publics de France de 2015 à 2017 dans le cadre des économies demandées aux infrastructures de santé, représentant 3 millions d’euros. L’Est de la France ne sera pas épargné avec plus de 2 000 suppressions de lits en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Ainsi, la Lorraine devrait perdre en deux ans 896 lits (13% des capacités de la région), 728 en Alsace (14%) et 420 en Champagne-Ardenne (12%).

"Le ministère des Affaires sociales et de la Santé dément fermement les données présentées dans cet article de presse", a-t-il indiqué dans un communiqué. "Il n'existe pas de plan de fermeture de lits, pas plus qu'il n'existe de plan de fermeture des sites d'urgence", ajoute-t-il, parlant de chiffres "issus de documents de travail de l'administration datés, et qui n'ont par ailleurs jamais été pris en compte dans le plan d'économies du gouvernement".

Dans son communiqué, le ministère de la Santé répond que le gouvernement entend au contraire "préserver les effectifs hospitaliers". Depuis 2012, "il n'y a pas eu (et il n'y aura pas) de baisse d'effectifs", affirme-t-il. "Depuis 2012, près de 30.000 soignants et non soignants en plus ont été recrutés à l'hôpital. En 2016, ce sont ainsi 1,3 milliard d'euros de plus que le gouvernement a accordé aux établissements de santé français", ajoute-t-il.

- Le gouvernement dément -

Le gouvernement a prévu un plan d'économies à hauteur de trois milliards d'euros pour les hôpitaux d'ici 2017, portant notamment sur le développement de la chirurgie ambulatoire (permettant une sortie de l'hôpital le jour de l'intervention) et la maîtrise de la masse salariale.

Pour le ministère, il s'agit de changer les pratiques pour que les patients passent moins de temps à l'hôpital. L'objectif est d'avoir en 2020 deux patients sur trois qui rentrent le matin à l'hôpital et en sortent le soir après avoir été opérés, indique Le Figaro. Actuellement, la proportion est de un sur quatre.

Avec le développement de la chirurgie ambulatoire, les syndicats dénoncent la perte de qualité de l'offre de soins, comme aujourd'hui avec la réforme des 35 heures et la réduction des effectifs, qui représentent aujourd'hui 65% des frais de fonctionnement des hôpitaux. «L'objectif n'est plus la guérison mais la sortie», avait dénoncé la CGT lors de la présentation de réforme hospitalière par Marisol Touraine, ministre de la Santé.

Faux répond le ministère: «Depuis 2012, près de 30.000 soignants et non soignants en plus ont été recrutés à l'hôpital. En 2016, ce sont ainsi 1,3 milliard d'euros de plus que le gouvernement a accordé aux établissements de santé français», affirme le ministère.  

(LE FIGARO)

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