Ligue 1: les sanctions prises contre le FC Metz ne plaisent à personne

Metz - 06/01/2017 12h12
Lu 14 210 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Ligue 1: les sanctions prises contre le FC Metz ne plaisent à personne
Sports
Le gardien de l'OL Anthony Lopes à terre après un jet de pétards samedi 3 décembre 2016 au stade Saint-Symphorien de Metz (Moselle). (PHOTO: DR)

Deux points en moins ferme et un match à rejouer à huis clos : le club de Metz a écopé d'une sanction lourde pour les jets de pétards sur le gardien de Lyon Anthony Lopes lors de la réception de l'OL le 3 décembre en Ligue 1, une rencontre interrompue à cause de ces incidents. 

Deux points en moins ferme et un match à rejouer à huis clos : le club de Metz a écopé d'une sanction lourde pour les jets de pétards sur le gardien de Lyon Anthony Lopes lors de la réception de l'OL le 3 décembre en Ligue 1, une rencontre interrompue à cause de ces incidents. « Cette décision est inédite et sévère, mais elle sanctionne des faits inédits et totalement intolérables », a aussitôt déclaré le président de la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), Sébastien Deneux, après avoir auditionné les dirigeants messins, ainsi que Lopes, en début de soirée.

A LIRE AUSSI. Sanctions contre le FC Metz: une "décision incompréhensible", selon Serin

« Les pétards ont de manière objective attenté à l'intégrité physique du gardien lyonnais. Il est intolérable qu'un acteur d'un match puisse être touché », a souligné le responsable. « Compte tenu de la gravité des faits », Metz perd deux points de manière ferme, et un troisième est en sursis. La rencontre contre Lyon sera jouée à huis clos à Saint-Symphorien, à une date à déterminer ultérieurement.

- Metz tombe à la 19e place -

Metz se retrouve par conséquent avant-dernier du classement de Ligue 1 avec dix-sept points. « C'est une décision incompréhensible », a dénoncé le président du FC Metz Bernard Serin, contacté par l'AFP. « Nous nous réservons bien entendu la possibilité de faire appel », devant la commission d'appel de la Fédération, a-t-il assuré. « Le FC Metz est une victime et la commission a choisi de punir l'une des victimes », a-t-il déploré.

Dès le soir du match, la LFP avait promis d'être intransigeante et elle l'a été. Il faut dire que les images avaient provoqué un tollé. En pleine rencontre et alors que Metz menait 1-0, le gardien lyonnais et international portugais, Anthony Lopes, s'était effondré à cause d'un premier pétard lancé par des supporteurs messins. À terre, et alors que le médecin du club était auprès de lui, il avait été visé par un deuxième pétard. Après une interruption provisoire à 20 h 30, une demi-heure après le début du match de cette 16e journée de Ligue 1, l'arbitre Lionel Jaffredo avait finalement arrêté définitivement la partie, en concertation avec les délégués de la LFP et les pouvoirs publics.

- Surdité traumatique -

Ces jets de pétards répétés avaient causé une « surdité traumatique » chez le gardien Anthony Lopes, même s'il avait pu rejouer dès le 7 décembre en Ligue des champions. En outre, ces incidents avaient provoqué l'ire du syndicat des joueurs professionnels (UNFP), réclamant une prise de conscience collective pour éviter de revenir « aux jeux du cirque ». Le week-end suivant la rencontre, joueurs et arbitres en L1 et L2 avaient porté un tee-shirt « #Netuezpaslefoot » à l'échauffement. « Après l'affaire de Lyon, on est montrés du doigt comme des moins que rien », avait déploré l'entraîneur lorrain Philippe Hinschberger le 10 décembre.

Jets de pétards: Metz perd deux points, une sanction "inédite et sévère"

La justice s'est aussi emparée du dossier avec deux mises en examen. La première vise un père de famille de 23 ans, poursuivi pour « violences aggravées, jet de projectile dangereux et introduction de fusée ou artifice dans une enceinte sportive lors d'une manifestation sportive ». Il avait reconnu avoir jeté le premier pétard sur Lopes. Le second individu est âgé d'une trentaine d'années et réside à Metz. Il a refusé de s'exprimer devant la police ou devant le juge.

(Avec AFP)

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