Mélenchon souhaite la fin de "tous les régimes concordataires" dont celui d’Alsace-Moselle

Metz - 18/03/2017 20h34 - mis à jour le 18/03/2017 20h54
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Mélenchon souhaite la fin de "tous les régimes concordataires" dont celui d’Alsace-Moselle
Politique
Jean-Luc Mélenchon lors de son rassemblement à La Bastille à Paris, samedi 18 mars 2017.

Le candidat de la France insoumise a annoncé ce samedi, lors de son discours de clôture de la marche pour la VIe République, qu'il souhaitait abroger "tous les régimes concordataires, ceux d'Alsace-Moselle, de Guyane et des autres territoires concernés".

"Il faut que la loi (en matière de laïcité, ndlr) s’applique, et il faut pour cela qu’elle s’applique partout, à tout le monde, et dans les mêmes conditions. Tous les territoires de la République doivent bénéficier de la bienfaisance laïcité de l’Etat. C’est pourquoi tous les régimes concordataires, ceux d’Alsace-Moselle, de Guyane et des autres territoires concernés, seront tous abrogés" a lancé Jean-Luc Mélenchon samedi après-midi devant 130 000 sympathisants lors d’un rassemblement à la Bastille à Paris. Une véritable démonstration de force pour mettre la pression sur son concurrent socialiste Benoit Hamon qui tient son premier grand meeting à Bercy dimanche après-midi.

La loi de 1905 a été adoptée alors que l'Alsace et la Moselle étaient sous domination allemande. Lorsque l'ex-région et le département redeviennent français en 1918, la loi de 1905 ne s'y applique pas. L'Alsace et la Moselle conservent leur droit local, largement issu du régime concordataire mis en place en 1802, ce que le Conseil constitutionnel a confirmé en 2013.

Les ministres du culte y sont rémunérés par l'Etat et quatre cultes sont reconnus : le culte catholique, les cultes protestants luthérien et réformé et le culte israélite. Cela pose notamment le problème du statut de l'islam, qui est donc traité inégalement. En outre, un enseignement religieux est dispensé dans les écoles publiques, chose interdite dans les autres départements français.

Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé vendredi matin sur BFMTV et RMC sa volonté d’étendre le régime social d’Alsace et de Moselle dans le pays, saluant sa gestion à l’équilibre et le niveau de remboursement des soins et des médicaments. "Le droit social d'Alsace-Moselle est remarquable. Les comptes sociaux sont équilibrés" a-t-il souligné à la radio et à la télévision à la veille de son grand rassemblement à la Bastille prévu samedi 18 mars, un grand meeting de plein-air censé être une confirmation de sa force politique à gauche vingt-quatre heure avant le grand meeting de Benoit Hamon.

Il a salué le fait que le régime local d’Alsace-Moselle permette un «remboursement à 100%» de la prise en charge des soins (en réalité 90% contre 70% sur le reste du territoire national, NDLR). "Comment financer la santé à 100%?" s’est interrogé Jean-Luc Mélenchon ce vendredi. Il propose une «baisse du prix du médicament, l’intégration des mutuelles à la Sécu et l’interdiction des dépassements d'honoraires. Dans son programme présidentiel, le candidat de gauche propose le remboursement à 100% des soins et des médicaments. 

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2Commentaires

gaffou
jean-louis m. - il y a 2 mois
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Le titre de votre article prète à confusion, Mélenchon veut étendre le régime social d’Alsace et de Moselle dans le pays! Il ne faut pas confondre le Droit local et le Concordat qui sont deux choses bien différentes. La loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, mettant fin au Concordat de 1801, a été votée alors que ces régions étaient rattachées à l’Allemagne (à la suite de la défaite de janvier 1871). Concrètement, la loi de séparation de 1905 n’est pas appliquée en Alsace-Moselle et les quatre cultes catholique, luthérien, réformé et juif y bénéficient d’un statut officiel. Prêtres et laïcs en mission, pasteurs et rabbins y sont rémunérés par l’État. Les évêques de Strasbourg et Metz sont nommés par le chef de l’État. De fait, l’Élysée suit désormais le souhait du Saint-Siège. Le président de l’Église protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL), dont le nom est proposé par un vote du consistoire supérieur de cette Église, est lui aussi nommé par l’État. Les membres laïcs élus des consistoires israélites des trois départements doivent avoir l’agrément du Premier ministre. Le droit local, notamment les remboursements de la CPAM, n'est pas impacté bien au contraire! Répondre
Urgo
Victor U. - il y a 2 mois
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De toute manière, il peut aussi nous promettre la Lune. Cela ne mange pas de pain, car il ne sera pas élu, président de la République. Clemenceau et De Gaulle, en leur temps, avaient étudié cette affaire de "Concordat". S'ils ont renoncé à l'abrogation, c'est parce que politiquement, cela était "casse-gueule". Car dans ces départements concordataires, les religions avaient une influence non négligeable, sur le citoyen. Aujourd'hui, le Concordat a beaucoup perdu de sa force au sein de la société alsaco-mosellane. Il finira un jour, par mourir de sa belle mort, quand les pouvoirs publics auront décidé de ne plus lui donner les moyens de subsister. D'ailleurs, dans certaines communes, temples, synagogues et églises, ont perdues de leur attractivité, par manque de fidèles. Les nouvelles générations ont elles, d'autres chats à fouetter. Par contre, il y a une poussée incontestable du culte musulman. Il parait même que, ce serait la deuxième religion de France. Répondre
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