La ville de Metz veut privatiser son service de fourrière

Metz - 27/04/2017 19h57 - mis à jour le 27/04/2017 20h40
Lu 11 662 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
La ville de Metz veut privatiser son service de fourrière
Economie
(PHOTO: ILLUSTRATION/ LORACTU)

La ville de Metz (Moselle) projette de privatiser son service de fourrière automobile afin de palier à son déficit. Le maire (PS) se défend de toute volonté de «politique du chiffre» alors qu’un conseiller municipal d’opposition craint une multiplication des verbalisations d’automobilistes.

Le sujet du stationnement à Metz continue d’occuper les discussions politiques. Après de nouvelles règles en vigueur dans le secteur de la cathédrale et du marché couvert, la ville souhaite privatiser son service de fourrière. Le maire socialiste de Metz assure qu’il ne s’agit pas de faire du «chiffre» mais de pallier à un service municipal qui accuse un trou de 50 000 euros. "Est ce que c'est faire du chiffre que de pouvoir enlever une voiture sur place handicapée, sur un passage piéton ? C'est au contraire un meilleur service rendu" explique M. Gros.

"A ce jour, ce service est structurellement déficitaire à hauteur de 50.000 euros. Il est prévu de demander au futur délégataire de ce service public de réaliser un nouveau parc (pour doubler la capacité de stockage) et d'acquérir deux nouveaux véhicules soit plus de 600.000 euros d'investissement pour une concession pour 10 ans. Sachant que la marge normative constatée d'un délégataire est de 5-7 % des résultats d’exploitation en moyenne... Il faudra pour arriver à l'équilibre doubler le nombre de véhicules mis à la fourrière : c'est à dire passer annuellement de 1.800 à 3.600 véhicules mis en fourrière chaque année sur base du coût d'enlèvement actuel de 95 euros facturé à l'automobiliste (possibilité de le passer à 116 euros)" s’insurge le conseiller municipal (Divers droite) Emmanuel Lebeau qui ferraille contre le projet de la ville. 

Cette privatisation selon M. Lebeau permettra «d’accroitre les charges de la collectivité au lieu de faire des économies mais également à détériorer la qualité de vie à Metz par une explosion des véhicules mis en fourrière» affirme-t-il. 

La fourrière va prochainement déménager sur un terrain racheté au constructeur automobile PSA sur 5 000m2 afin de doubler la capacité d’accueil des véhicules enlevés sur la voie publique. 

 

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