Loup dans la Meuse : amende requise contre un éleveur voulant le capturer

Meuse - 27/05/2015 13h32
Lu 813 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Loup dans la Meuse : amende requise contre un éleveur voulant le capturer
Société
PHOTO : ILLUSTRATION/ LORACTU.fr

Un éleveur a dû s’expliquer devant la justice mardi après avoir conçu et mis en place un piège à loup. Le Procureur a requis une amende. La justice se prononcera au mois de juillet. 

Un éleveur d'ovins victime du loup dans la Meuse, département, où le prédateur sévit lourdement depuis 18 mois, est poursuivi pour avoir mis en place sur son terrain une grande cage piégée, a priori sans résultats probants.

"Il s'agissait d'une cage en acier assez imposante, de plus de 6 mètres de long et de 2,5 mètres de large et de haut, dans laquelle il avait placé en appâts deux moutons et une chèvre parfaitement vivants", a expliqué le procureur de Bar-le-Duc, Rémi Coutin. Le dispositif prévoyait également "un corridor d'entrée" et "un mécanisme qui permettait que l'animal, une fois à l'intérieur de la structure, y soit enfermé", a détaillé le procureur.

Le piège construit par l’éleveur a échoué

Mais, tant selon la justice que son propriétaire, la cage n'a jamais piégé aucun animal. L'éleveur, poursuivi pour tentative de capture d'une espèce protégée, encourt toutefois 6 mois d'emprisonnement et 9.000 euros d'amende. Il devait s’expliquer ce mardi 26 mai devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc, au côté d'un ami présumé complice.

Le Procureur de la République a requis 150 euros d’amende. Le verdict du tribunal a été mis en délibéré au 7 juillet prochain.

La cage avait été découverte en octobre sur son terrain de Gimecourt par les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. "Cet éleveur, victime quelques jours plus tôt d'une attaque de loup, avait déjà déposé les cadavres de ses brebis et moutons devant la préfecture", a indiqué Rémi Coutin.

L'avocat du prévenu, Me Loïc Desmarest, a affirmé que si son client reconnaît avoir mis en place la cage, celle-ci n'était pas spécifiquement destinée à capturer le loup.

Le département de la Meuse touché par des attaques de loup

Le département de la Meuse avait connu ses premières attaques du loup fin 2013. Une cinquantaine d'attaques et plus de 120 victimes ont depuis été recensées, provoquant l'exaspération des éleveurs de ce département rural, a fortiori depuis que les tirs de prélèvement, d'abord autorisés par la préfecture, avaient finalement été interdits par la justice administrative. 

En novembre, le maire du village de Nançois-le-Grand, où des attaques avaient eu lieu, s'était par ailleurs distingué en lançant un "avis de recherche" qui promettait 2.000 euros à celui qui capturerait le loup, selon des affiches qu'il avait placardées aux entrées de sa commune.

(Avec AFP)

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