Procès d'un "faucheur de chaise": amende requise à Bar-le-Duc, décision le 6 juin

Meuse - 11/04/2017 18h36
Lu 13 792 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Procès d'un "faucheur de chaise": amende requise à Bar-le-Duc, décision le 6 juin
Economie
Des manifestants devant une agence BNP Paribas de Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Florent Compain, militant anti-évasion fiscale poursuivi pour avoir "fauché" des chaises dans une agence de la BNP à Nancy en 2015, a comparu jeudi devant le tribunal de Bar-le-Duc (Meuse) qui rendra sa décision le 6 juin.

Evoquant "un vol caractérisé", le procureur Olivier Glady a requis 500 euros d'amende entièrement assortis de sursis. Plusieurs centaines de personnes, des militants, sont venus soutenir M. Compain ce mardi matin devant le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc. BNP Paribas avait renoncé à demander des dédommagements en justice à Florent Compain, un militant anti-évasion fiscale qui avait réquisitionné une dizaine de chaises dans une agence lorraine de la banque.

"Nous faisons le choix de ne plus nous constituer partie civile dans cette affaire, c'est-à-dire qu'on ne demandera pas un dédommagement en réparation des préjudices subis", avait déclaré un porte-parole de BNP Paribas.

La banque avait porté plainte contre Florent Compain, président de l'ONG "Les Amis de la Terre, pour avoir réquisitionné en présence d'autres militants une dizaine de chaises dans une agence bancaire BNP Paribas à Nancy (Lorraine) en novembre 2015. Son procès est prévu le 11 avril à Bar-le-Duc (Meuse). Cette manifestation s'inscrivait dans le cadre d'actions plus larges de militants antimondialistes, dont celle de Jon Palais, jugé pour sa part début janvier à Dax (Landes) pour le vol de 14 chaises, également dans une agence BNP Paribas, avant d'être relaxé.

- BNP Paribas renonce à demander répération -

"Face à la multiplication des envahissements d'agences depuis octobre 2015, nous avons fait appel au droit et avons dû déposer des plaintes pour que ces intrusions violentes, qui portaient préjudice à la sécurité de nos clients et de nos collaborateurs, cessent", souligne le porte-parole de la banque. Mais, selon lui, ces intrusions violentes ont cessé "à la suite du procès qui s'est tenu à Dax le 9 janvier dernier".

"Notre objectif ayant été atteint, nous invitons à nouveau nos parties prenantes au dialogue constructif", poursuit-il. Le concept de "réquisition citoyenne de chaises" ("Rendez les milliards, nous rendrons les chaises !") avait été lancé en février 2015 dans une agence de la banque HSBC à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) par le mouvement basque Bizi ("Vivre").

L'initiative faisait suite au scandale des "Swissleaks", une série de révélations sur l'évasion fiscale. Des "fauchages de chaises" avaient ensuite été menés ailleurs par des associations comme Attac, les Amis de la Terre, Alternatiba...

Le tribunal de Bar-le-Duc rendra sa décision le 6 juin prochain. 

Suggérer une correction

1 Commentaire

Urgo
Victor U. - il y a 1 mois
Signaler un abus
L'évasion fiscale est un fléau, mais pour autant, il existe des méthodes appropriées pour lutter contre cela. Ces gens qui fauchent des chaises dans les agences bancaires, ne sont que d'aimables rigolos, qui ne doivent pas avoir grand-chose à foutre de leurs journées. Alors bien sûr, ces inactifs se cherchent de bonne raison pour exister. Répondre
Envoyer
Top Actu
169 000 €
Marange-Silvange - 100 m²
Maison Marange-Silvange
131 000 €
Saint-Julien-lès-Metz - 60 m²
Appartement Saint-Julien-lès-Metz
avec Logo Immoregion.fr
Suivez LORACTU.fr
télécharger notre extension