EXCLUSIF. Meuse : chiots «maltraités», l'éleveur mis en cause s'explique

Meuse - 19/12/2012 16h28
Lu 1 354 fois -   La Rédaction
EXCLUSIF. Meuse : chiots «maltraités», l'éleveur mis en cause s'explique
Société
Près de 300 chiots saisis mardi dans la Meuse. Photo : ILLUSTRATION/ Dr

Un éleveur professionnel de chiens avait été mis en cause dans la Meuse par une association de défense des animaux.

 

Selon Stéphane Lamart, l’éleveur Patrick Klein aurait fait subir des « maltraitances » à plusieurs de ses chiens. Une saisie officielle diligentée par la justice s’était déroulée le 11 décembre dernier.

 

Le chiffre de 300 chiots saisis avait d’abord été communiqué par la Fondation « Assistance aux Animaux ». Il s’est finalement avéré que la saisie concernait 34 animaux sur ordre du Procureur de la République de Bar-le-Duc. Selon Patrick Klein mis en cause par la fondation, la saisie fait suite à « un contrôle » car son refuge est « en surpopulation. En effet, la réglementation m’autorise à accueillir 49 chiens, âgés de plus de 4 mois » explique-t-il à LOR’Actu.fr.

 

Ainsi, selon lui ce sont finalement 25 chiens qui ont été placés en attendant qui seront remis à son propriétaire. « Oui j’étais hors la loi. Mais les chiens ont du mal à se vendre en ce moment, j’en avais donc bien plus qu’autorisé » se défend M. Klein. Il en profite pour rendre les coups à l’association qui l’accuse. « Une plainte a été déposée contre moi pour mauvais traitement qui suit son cours. J’adore les bêtes. J’ai soixante ans et j’exerce depuis quarante ans » s’exclame-t-il.

 

Des menaces reçues par l’éleveur

 

« Cette association a une parole puissante, il suffit de voir le nombre d’articles parus » s’offusque l’éleveur. Selon lui, elle ne pourrait pas affirmer de mauvais traitement sur les animaux puisqu’il « ne laisse pas entrer ces fouilles merde ». Patrick Klein va plus loin et charge la Fondation Assistance aux Animaux en affirmant que « ces associations ont besoin de publicité et de dons. Elle avait d’abord annoncé la saisie de 300 chiens. Il n’en est rien » s’agace M. Klein. « Elles vivent de subventions (les associations de protection des animaux, ndlr) » attaque-t-il.  

 

La Fondation a également accusé cet éleveur meusien de possible trafic d’animaux et de pratique illégale de soins vétérinaires. « J’ai assez de chiens chez moi pour aller faire du trafic ailleurs. C’est n’importe quoi » se défend Patrick Klein. « Le plaisir c’est d’élever ces animaux pas l’argent » poursuit-il. Concernant les soins vétérinaires pratiqués sur ses chiens, il assure être suivi par « deux vétérinaires qui lui font suivre un protocole précis ». Seule la mise en place du premier vaccin sur les chiots âgés de 3 mois est réalisée par ses soins. « La puce électronique est implantée par un vétérinaire » conclut-il.

 

Enfin, l’éleveur qui exerce près de Commercy (Meuse) assure avoir été « traîné dans la boue » et subir depuis la diffusion de ces accusations dans la presse un « important préjudice moral ». Des menaces seraient régulièrement reçues par le professionnel depuis. 

 


Droit de réponse de Stéphane Lamart à propos de l'affaire des chiots en Meuse

 

 

"En 2010, nous avions eu des échos de négligences sur les animaux détenus par M. Klein. Suite à cela, après avoir envoyé deux personnes afin de vérifier ces dires, nous avons saisi la DDTP et déposé une plainte pour mauvais traitements. Nous l’avons fait sciemment, compte tenu de ce qui a été constaté. Nous ignorons si ces faits sont volontaires ou non, ce n’est pas à l’association d’apprécier, mais le fait de détenir des animaux dans des conditions incompatibles avec leur espèce se traduit en effet par des faits de mauvais traitements. Ce n’est pas l’association qui en décide ainsi, mais les textes de loi. La justice a donc ouvert une enquête et, avec l’accord des autorités, nous sommes allés saisir les chiens le 11 décembre 2012.

Suite à notre action, nous recevons aujourd’hui de nombreux témoignages de personnes qui nous ont déclaré avoir acheté un animal dans cet élevage et qui sont indignées des conditions d’hébergement et de détention des animaux.

 

De plus, l’association Stéphane Lamart n’est pas une association « bidon » qui cherche à faire de la publicité avec ces histoires, elle s’en passerait d’ailleurs bien volontiers et aurait de loin, préféré annoncer que ces animaux sont heureux, bien traités, et qu’aucune intervention n’est nécessaire. Les organismes de protection animale existent justement pour empêcher que les animaux subissent ce que des personnes peu soucieuses de leur bien-être osent leur faire subir en tentant de faire du business sur leur dos.

 

Ces personnes nous trouveront toujours sur leur route.

De plus, si M. Klein affirme qu’il n’y avait aucun mauvais traitement, nous lui indiquons que les animaux qui ont été saisis dans son élevage ont fait l’objet d’examens vétérinaires. Le résultat prouve qu’ils étaient effectivement « dans un sale état ».

 

Encore une fois, ce n’est l’association Stéphane Lamart qui affirme une telle chose, mais des professionnels de lasanté.

 

Enfin, il est impossible que nous puissions trouver un terrain d’entente avec M. Kleins. En tant que président de l’association Stéphane Lamart, je ne pourrai jamais  accepter de compromis avec ceux qui maltraitent, volontairement ou non, des animaux au profit d’un business. Laissons faire la justice qui saura trancher et apporter dela lumière dans ce dossier délicat. Mais pour nous, défenseurs des animaux, l’affaire est loin d’être terminée. D’ailleurs, nous surveillons aussi d’autres élevages étant également dans notre collimateur et irons jusqu’au bout pour chacun d’eux." 

 

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