En Meurthe-et-Moselle s’ouvre la difficile campagne des soutiens de M. Valls

Nancy - 10/01/2017 19h48
Lu 9 679 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
En Meurthe-et-Moselle s’ouvre la difficile campagne des soutiens de M. Valls
Politique
Manuel Valls et Mathieu Klein, porte-parole et président (PS) du département de Meurthe-et-Moselle. (PHOTO: LORACTU.fr)

Les soutiens de Manuel Valls s’activent dans un département ancré à gauche maos où l’ex Premier ministre est encore perçu comme trop clivant. Députés, élus locaux et militants se sont engagés à toute vitesse dans une difficile campagne au rythme inédit.

Ils se sont réunis dans un célèbre restaurant de la Place Stanislas vendredi après-midi. Quelques heures avant la venue de Benoit Hamon dans la même ville, à Nancy le soir pour y tenir un meeting, les soutiens locaux de Manuel Valls ont défendu le candidat et son programme de 50 pages écrit à la hâte pendant les fêtes de Noël. La veille, leur champion avait assuré près de deux heures de direct dans la grande émission politique de France 2. Si la presse a critiqué les revirements de M. Valls, ses soutiens en Meurthe-et-Moselle défendent sa «cohérence». «Manuel Valls est le seul à défendre le bilan du quinquennat et à faire de nouvelles propositions» s’enthousiasme le Secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert autour de la table.

Autour de Mathieu Klein, patron du département (PS) de Meurthe-et-Moselle un peu moins d’une quinzaine d’élus locaux se serrent autour de la table devant les journalistes de la presse locale. Ce n’est pas un contre-feu pour occuper l’espace alors que M. Hamon a profité d’une forte mobilisation le soir même sur le campus de Sciences Pô devant 800 sympathisants. Dimanche, Manuel Valls en meeting dans le nord à Liévin a réuni à peine 200 personnes dans une salle loin d’être pleine. «Tous les comités départementaux présentent les propositions de M. Valls plus au moins en même temps» assure Mathieu Klein.

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Reconnaissant une campagne qui s’annonce «dense» et «très courte», les élus soutenant Manuel Valls répètent que leur candidat n’est pas engagé dans la campagne «pour perdre» face à une «droite libérale et conservatrice» tandis que le Front national «serait aux portes du pouvoir». En Meurthe-et-Moselle, terre de gauche et seul département du Grand-Est à être encore dirigé par le PS, les parlementaires sont divisés. Hervé Feron, Jean-Yves Le Déaut, Dominique Potier ou encore Daniel Reider soutiennent l’ex-chef du gouvernement. «D’autres élus vont suivre» assure le porte-parole Mathieu Klein.

M. Valls entend «donner la fierté aux travailleurs» du pays alors que ce sujet s’installe au fil d es jours dans la campagne de la primaire de la Belle Alliance Populaire, assure Mathieu Klein. Pour Christian Eckert, son ex-collègue du gouvernement «a du faire face à des choix difficiles notamment pendant les attentats» rappelle-t-il. «Dans la tempête, il a montré sa capacité à tenir la barre» ajoute le député PS Jean-Yves Le Déaut. Pour Dominique Potier, «on a aucune difficulté à défendre le bilan».

Pourtant sur le terrain, l’aventure des militants qui tentent de mobiliser les électeurs pour Manuel Valls ne l’entendent pas de la même oreille. Le bilan de Manuel Valls à Matignon et sa participation pendant 5 ans au gouvernement, l’usage du 49.3 ou encore sa défense du projet de déchéance de nationalité fragilisent le travail des petites mains qui distribuent les tracts. «Ce qui est sûr, c’est qu’on nous interpelle beaucoup sur tout ça…» regrette un jeune militant socialiste. «Le 49.3 est le coup porté à notre campagne» assure en off un élu local qui ne comprend pas «les propos de M. Valls sur la question».

- Le désaroi des militants sur le terrain -

La campagne va beaucoup se jouer dans les médias et lors des trois débats télévisés du 12, 15 et 19 janvier reconnaît Mathieu Klein alors que Manuel Valls peine à séduire lors de ses rares déplacements. A Strasbourg (Bas-Rhin) avant Noël, les journalistes n’ont retenu que son enfarinage, images marquantes qui ont tourné en boucle sur les chaînes d’informations et les réseaux sociaux. Dans le Doubs pour son premier déplacement de campagne, M. Valls a eu du mal à mobiliser les foules tout comme dans le nord dimanche. Attendu en Bretagne cette semaine pour un meeting, le candidat a dû annuler sa visite puisque des militants anti-Valls menaçaient de répéter l’épisode de Strasbourg en jetant de la farine au visage de l’ancien Premier ministre.

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Dans les sondages, M. Valls commence à perdre du terrain alors qu’avant Noël il était le favori. M. Montebourg est donné vainqueur face à lui au second tour dans deux sondages publiés dimanche tandis que Benoit Hamon progresse comme troisième homme. «Les sondages s’étaient trompés pour la primaire de la droite, rien n’est écrit, rien n’est joué» assure Mathieu Klein. Mais le temps presse, il reste une dizaine de jours pour convaincre les électeurs de gauche que Manuel Valls a «changé». 

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