Cattenom va étendre son périmètre d’intervention spécial en cas de catastrophe

Thionville - 26/04/2016 13h27
Lu 6 255 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Cattenom va étendre son périmètre d’intervention spécial en cas de catastrophe
Société
La centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), l'une des plus importantes de France. PHOTO : FLICKR/ CC

La ministre de l’Environnement Ségolène Royal a annoncé ce mardi que les centrales nucléaires allaient étendre leur périmètre spécial d’intervention de dix kilomètres en cas de catastrophe. Cette annonce intervient trente ans après Tchernobyl qui a traumatisé l’Europe.

A l'occasion des 30 ans de la catastrophe de Tchernobyl, Ségolène Royal a annoncé mardi midi qu'elle avait "décidé d'étendre le rayon des périmètres des plans particuliers d'intervention de 10 à 20 km" autour des centrales nucléaires françaises. La ministre de l'Environnement, de l’Energie et de la Mer a dit suivre ainsi les recommandations émises par les autorités européennes de sûreté et de radioprotection.

Le P.P.I (Plan Particulier d’Intervention) est la réponse anticipée pour gérer les conséquences sur la population d’un accident survenant sur un site présentant des risques, selon le ministère de l’Intérieur. Ces plans sont appliqués pour les sites nucléaires, les usines chimiques, les sites de stockage sensibles, les barrages, des ports ou gares stockant des matières dangereuses ou encore des laboratoires. Ce plan est élaboré par le préfet qui prépare, selon les risques identifiés, les mesures de protection, la mobilisation et la coordination de tous les acteurs concernés.

Ainsi, l’ensemble des acteurs des services d’urgence, les médias, les communes dans un rayon de 10 kilomètres, l’Education nationale, les exploitants de réseaux (transports, communication, eau, électricité…) sont informés et coordonnés en cas de catastrophe nucléaire ou industrielle.

Le P.P.I est le document de référence en cas d’alerte. Il précise les missions des différents services de l’Etat concernés, les schémas de diffusion de l’alerte des populations, les moyens matériels et humains qui seraient mis en œuvre et l’articulation avec le plan d’urgence interne (PUI) dont la responsabilité appartient à l’industriel nucléaire concerné. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) fournit aux préfets les bases techniques (risques présentés par les installations, accidents possibles, effets à l’extérieur du site) qui leur permettent d’établir leurs PPI.

- Une demande déjà formulée par de Sortir du Nucléaire -

Le réseau anti-nucléaire «Sortir du Nucléaire» plaidait d’ailleurs pour étendre le périmètre des P.P.I. «Les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima nous ont pourtant montré que les conséquences d’un accident nucléaire s’étendaient bien au-delà. Comment les autorités françaises parviendront-elles à faire face à un accident de cette ampleur si une zone de 10 km seulement est gérée par le PPI ?» s’interrogeait le mouvement sur son site internet avant l’annonce de Mme Royal.

Pour l’ASN, "le dimensionnement des plans d’urgence s’appuie sur des études relatives au déroulement d’accidents graves jugés envisageables malgré leurs très faibles probabilités et, pour les centrales nucléaires, ces études montrent que, dans les premières 24 heures, des actions d’urgence sont nécessaires afin de protéger les populations riveraines dans un rayon maximal de 10 kilomètres. Ceci ne signifie pas que rien ne devra être fait en matière de protection des populations au-delà de cette distance, mais que les pouvoirs publics auront le temps, si nécessaire, de s’organiser pour prendre les mesures ad hoc qui s’imposeraient". 

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