Nancy: une femme se bat pour adopter une fillette décédée, le préfet s’y oppose

Vosges - 04/04/2017 09h33
Lu 35 276 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Nancy: une femme se bat pour adopter une fillette décédée, le préfet s’y oppose
Société
(PHOTO: ILLUSTRATION/ LORACTU)

Une femme, puéricultrice dans un hôpital des Vosges, se bat contre les autorités pour faire reconnaître une demande d’adoption d’une fillette décédée l’année dernière. Le préfet s’y oppose alors que la loi autorise l’adoption d’un enfant décédé. Ludivine Rebelo-Pereira se bat pour faire valoir ses droits.  

Ludivine Rebelo-Pereira se bat pour pouvoir adopter la petite Lucile, décédée à l’âge de 17 mois, dans un hôpital des Vosges où cette puéricultrice travaille. Sa «maman de cœur» qui s’était attachée à cet enfant orpheline et malade avait réussi à obtenir une garde partielle de l’enfant avant d’adopter une procédure d’adoption qui n’a jamais aboutit avant le décès de l’enfant l’année dernière. Née en 2014 après l’abandon de sa mère, la fillette souffrait d’une maladie incurable: l’hydranencéphalie. «Pour moi, il était inconcevable de la laisser à l’hôpital jusqu’à son décès» raconte la jeune femme dans Vosges Matin ce mardi qui raconte cette incroyable histoire. 

«Des enfants abandonnés, j’en ai vu plein dans mon travail et je n’ai jamais eu envie de les adopter. Mais avec Lucile, c’était différent. C’était une évidence que j’essaie de lui offrir une vie la plus normale possible» explique Mme Rebelo-Pereira qui avait toutefois réussi à obtenir une garde partielle de l’enfant. Mais les obstacles sont nombreux devant elle: à partir du moment où elle demande l’adoption de la fillette malade pour s’en occuper le mieux possible et lui offrir une famille, la procédure va se heurter à des délais importants et une complexité administrative lourde.

- La loi permet l'adoption d'un enfant décédé -

La préfecture des Vosges et la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations n’y sont pas favorables alors qu’ils sont les tuteurs légaux de Lucie. L’enfant va finalement décédée à l’âge de 17 mois. Cela ne va pas empêcher sa «maman de cœur» de continuer les démarches d’adoption comme le lui permet la loi française. "Si l’enfant décède, après avoir été régulièrement recueilli en vue de son adoption, la requête peut toutefois être présentée. Le jugement produit effet le jour précédant le décès et emporte uniquement modification de l’état civil de l’enfant" indique l’article 353 du Code civil. 

Le 23 février dernier, le préfet des Vosges s’est opposé à l’adoption dans un courrier sans motiver sa décision. Un «scandale» pour cette jeune femme et son avocat qui envisagent d’attaquer le représentant de l’Etat devant la justice administrative. 

 

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