Lorraine: 20 ans de prison pour avoir tué puis découpé sa compagne

Vosges - 26/06/2017 13h32
Lu 55 255 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Lorraine: 20 ans de prison pour avoir tué puis découpé sa compagne
Faits Divers
La maison du couple à Ramonchamp (Vosges), théâtre du crime commis en septembre 2014. (PHOTO: GOOGLE STREET VIEW/ LORACTU)

Un procès douloureux s'est achevé vendredi soir devant la Cour d'assises d'Epinal (Vosges) où un homme était jugé pour le meurtre de sa compagne. Outre un coup de couteau, il a ensuite découpé son corps pour l'enterrer dans la cave de la maison familiale. Il a écopé de 20 ans de réclusion criminelle.

En septembre 2014, lors d’une nuit cauchemardesque, cet homme de 47 ans a poignardé sa compagne à mort avant de lui découper ses jambes et de l’enterrer dans la cave. Il avait ensuite fait croire à une disparition inquiétante de la victime. Pendant un mois, les gendarmes l’ont activement recherchée avant de procéder à l’interpellation de Daniel R. La mère de famille n’avait pas disparu dans la nature mais avait bien été victime d’un homicide volontaire. 

Vendredi, les jurés de la Cour d'assises des Vosges a estimé que l'accusé est bien un "meurtrier" et qu'il avait l'intention de tuer sa compagne d'un coup de couteau. "Nous sommes en présence d’un seul et unique coup sans aucune autre trace de violence" avaient plaidé les deux avocats du prévenu.  "Alors que les enfants prenaient leur petit-déjeuner, leur mère était en morceaux, enterrée dans la cave" a tranché l'avocat des parties-civiles. Le ministère public a également reconnu le caractère volontaire de l'acte tout en soulignant la découpe du corps et les mensonges du compagnon qui avait fait croire à une disparition inquiétante. L'avocate générale a requis 20 ans de prison. Les jurés ont suivi l'avis du ministère public et ont tranché: l'accusé est condamné à 20 ans de réclusion criminelle. 

"Alors que les enfants prenaient leur petit-déjeuner, leur mère était en morceaux, enterrée dans la cave" 

Lætitia Delecluse avait disparu de son domicile au début du mois de septembre 2014 sans laisser de traces. La mère de famille qui a eu deux enfants avec son compagnon ne s'était pas présentée à son travail, une maison de retraite de la région. «Il n'y avait aucune raison crédible à sa disparition. Nous avons écarté la thèse de la fugue précipitée, de l'enlèvement ou du suicide» avait dit le procureur. à l'époque D'ailleurs, le compagnon avait d'abord expliqué aux enquêteurs que sa compagne était rentrée de son travail pendant la nuit alors qu'il dormait et qu'elle avait «pu se faire enlever lors de son retour» avait expliqué le Procureur de la République d’Epinal.

Lors de la reconstitution de cette nuit de l’horreur, le suspect avait été forcé au souvenir du déroulé précis des événements.  Il a dû, sur les lieux de cette macabre fin de vie, décrire ce qui s’est passé dans la nuit du 3 au 4 septembre 2014. D’après sa version des faits, une dispute violente éclate entre lui et sa compagne. D’abord les mots puis les gestes. Les échanges portent sur l’éducation de leurs deux filles de 7 et 9 ans. Selon sa version des faits, Laëtitia aurait pris un couteau pour tenter de planter son compagnon. En la désarmant, il poignarde la mère de ses enfants en plein ventre et près des poumons. Elle décèdera rapidement. Il traîne ensuite son corps jusqu’à la cave et décide «dans la panique totale» d’y creuser une tombe sauvage. Il enterre alors la victime sous 30 centimètres de terre et de ciment. Le corps étant trop grand, il va entreprendre – alors que ses deux filles dorment à l’étage – de couper les jambes de Laëtitia en quatre à l’aide d’un couteau et d’une scie.

- Des mensonges aux enquêteurs -

L’instruction ouverte par un juge à Epinal portait sur un «homicide volontaire» et non un «assassinat», permettant d’affirmer que le meurtre était prémédité. Les jurés de la Cour d'assises ont dû comprendre les motivations du meurtrier présumé. Selon ses auditions, il aurait affirmé avoir poignardé Laëtitia de manière accidentelle alors que certains éléments matériels montraient qu’il y a eu une organisation avant et après sa mort.

D’après une source proche de l’enquête, il avait envisagé plusieurs scénarios pour maquiller l’homicide qu’il s’apprêtait à commettre. Selon nos informations, l’un des enfants avait «ingéré accidentellement des médicaments avant la disparition de la mère de famille, visiblement pour préparer à maquiller le meurtre».

Le couple, qui habitait une maison ouvrière, connaissait des difficultés financières. Il avait été signalé quelques jours avant la disparition, lorsqu'une de leurs filles avait accidentellement ingéré des anxiolytiques avec lesquels se soignait son père. «Il est très probable qu'il ait voulu pré-constituer des preuves contre sa compagne dans le cadre de la séparation et de la future garde des enfants», avait estimé le procureur d’Epinal  Le compagnon aurait appris la veille de sa «disparition déguisée» que sa compagne avait souscrit un bail et qu’elle projetait de quitter le domicile qu’ils partageaient dans ce village situé près de Remiremont (Vosges).

Le suspect avait également induit en erreur les enquêteurs qui croyaient d’abord à une vraie disparition. Il a également écrit de faux SMS entre le portable de sa compagne et le sien. Les enquêteurs avaient retrouvé le téléphone du suspect ainsi que celui de la victime dans la maison qu'ils occupaient et dans la voiture de la disparue. «La mémoire des deux téléphones a été effacée au même moment» selon Etienne Manteaux.

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