| 12/08/2013 |
Après la mort de l’étudiant vosgien tué à Marseille, place à l’enquête. Mais tandis que la police poursuit les investigations, l’incompréhension, la colère mais surtout l’émotion gagnent les proches.
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«Jérémie était quelqu'un de très investi», raconte le directeur de l’école Euromed sur RTL. Le jeune homme, originaire de Lorraine et âgé de 22 ans étudiant le management à Marseille. "Chaque fois qu'il y avait des problèmes entre étudiants, c'est quelqu'un qui cherchait toujours une solution. Il n'hésitait pas à vous rejoindre à la cafétéria, à envoyer un mail. C'était quelqu'un de digne et de positif» a poursuivi le directeur interrogé par la radio.
«Se faire faucher comme ça à 22 ans par un fou meurtrier, c'est totalement désespérant», déplore Bernard Belletante. Selon lui, il y a une colère car c’est un gâchis. Mais il y a aussi une grande solidarité et un soutien qui s’organise sur Internet notamment via les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter. Ainsi, une page de soutien a déjà mobilisé plus de 4 500 personnes sur le réseau social Facebook où était inscrit le jeune homme.
"Un manque d'autorité"
Un rassemblement a été organisé dimanche devant le snack-bar où a été retrouvé le corps de Jérémie. Une trentaine de personnes se sont réunies autour du député-maire PS du secteur (1er arrondissement) Patrick Mennucci. Par ailleurs, une minute de silence a été observée par des étudiants d’Euromed ainsi que des habitants du quartier qui dénoncent un manque d’autorité à Marseille et notamment dans ce quartier pourtant très fréquenté par les touristes. «Ce garçon ne souhaitait que vivre, faire ses études. On pense à lui et à sa famille. Cette famille qui arrive des Vosges est digne» a dit le maire très ému lors de ce rassemblement improvisé.
Jérémie est décédé à l’hôpital des suites de ses blessures après avoir été agressé vendredi soir à proximité de la gare Saint-Charles de Marseille. Un homme d’une quarantaine d’années a été interpellé samedi mais n’a pas encore été entendu.











