| 14/08/2013 |
En Bourgogne (Côte-d’Or) un site nucléaire a lancé un appel d’offres pour le moins intriguant. Le site recherche 4 000 autocuiseurs. Des autocuiseurs que chacun peut utiliser au quotidien dans sa cuisine.
«Les ingénieurs du CEA délaisseraient-ils leur cuisine atomique pour se lancer dans les concours culinaires à la mode ? On sait juste que ces cuistots lancent appel pour des autocuiseurs, en acier inoxydable, en grande quantité (4000 !), d’une contenance de 17 litres chacun, et que le tout a pour but de transférer des «matériaux sensibles» affirme la Fédération Grand-Est Stop Déchets Nucléaires.
«Tous les sites nucléaires le font»
Dans ce site top secret, sont fabriquées les têtes nucléaires de l'arsenal militaire français. Un site, situé à l'abri des regards, dont la plupart des activités sont protégées par le secret défense. «On nous présente Valduc comme un site high-tech, on n'imagine pas un site comme ça chercher de vulgaires cocottes minutes... Donc la question c'est pour quoi faire ?» assure le Seiva sur France Info. «4.000 autocuiseurs de 17 litres, ça fait 70 tonnes de déchets solides, de quoi sont-ils composés ? Uranium, plutonium, tritium ? Nous n'avons aucune information» poursuit-il au micro de la radio.
«On peut fabriquer des contenants de radioprotection mais qui coûteront une fortune, et qui ne seront pas mieux que l'autocuiseur qu'on trouve dans le commerce. Tous les établissements nucléaires font ça dans le monde entier» selon le président de la Seiva et sénateur UMP, Alain Houpert.










Je ne sais pas si, nous fabriquons encore ce genre de produit chez nous.