| 28/08/2011 |
Crédits Photo : S&S Worldwide (constructeur de l'attraction)
Le Gouvernement a décidé cette semaine de soumettre les billets d'entrée des parcs à thèmes à une TVA de 19,6% contre 5,5% auparavant. Un projet de loi très critiqué à la fois par les familles et les professionnels des parcs.
Hausse de la TVA, hausse des prix...
S'il y a bien une mesure du plan d'austérité - annoncé cette semaine par le Premier Ministre - qui ne satisfait personne: c'est bien celle visant à augmenter la TVA des entrées dans les parcs à thèmes. Les premières réactions politiques n'ont pas tardé à se montrer hostiles à cette annonce, notamment l'ancien Premier Ministre Jean Pierre Raffarin qui s'est fait de lui-même le porte-parole des familles: "c'est une erreur sociale et une erreur d'aménagement du territoire", estime en effet le sénateur UMP. Car l'unique conséquence de cette augmentation de la TVA serait une répercussion sur les prix d'entrées déjà bien côuteux pour les familles.
De leur côté, les professionnels des parcs se sont indignés - via leur syndicat Snelac - que "cette proposition n'aie fait l'objet d'aucune concertation préalable, ni d'aucun dialogue avec la profession". Ils se plaignent également des différences de traitement qui perdurent entre les parcs à thème et les établissements culturels privés, les zoos ainsi qu'avec les forains.
Ce qu'il en est en Lorraine

Le parc Fraispertuis City est concerné par la mesure.
Crédits Photo: DR
Dans la région, Walygator et Fraispertuis sont les deux parcs qui devraient avoir le plus à subir les conséquences de cette hausse de la TVA. Du côté du parc de Maizières-les-Metz, la direction s’est exprimée en estimant cette mesure "injuste et discriminatoire" avant d'appeler "à une réaction collective entre l’ensemble des acteurs du secteur et le Snelac".
Si la mesure est adoptée, le prix d'une entrée adulte pourrait passer de 28 € jusqu'à 32€ à Walygator; et de 18 à 21 € à Fraispertuis, la différence allant dans les caisses de l'État. Ce qui serait inacceptable aux yeux du Snelac, qui estime dans son dernier communiqué de presse que les parc d'attraction doivent "rester une possibilité d’évasion et de plaisir quand on ne peut pas se payer de vacances coûteuses". A suivre...








