| 14/05/2013 |
L’arrivée du Qatar dans le luxe Français inquiète toujours plus…
L’identité des investisseurs du Qatar ne'est pas encore connue mais ils inquiètent déjà. Le pays qui a déjà racheté le PSG, un grand nombre d’hôtels de luxe et des parts dans des entreprises du CAC 40 a mis la main sur le groupe Printemps et tous ses magasins, dont ceux de Metz et Nancy.
La rumeur court sur l’abandon de la prise en main des magasins de Metz et Nancy par l’investisseur qatari, mais ce n’est qu’une rumeur entretenue par des salariés de la maison. Ni la direction nancéienne, ni messine n’étaient joignable pour commenter cette «rumeur». Pourtant le rachat par des investisseurs du golfe inquiète les salariés et surtout les syndicats, CGT en tête à Metz.
300 salariés à Metz et Nancy
A Paris, la future direction étrangère souhaiterait faire du Printemps un temple du luxe qui accueillerait les plus grandes marques. Supprimer ou réduire de nombreux rayons thématiques tels que la puériculture, la décoration, la maison, les meubles ou encore les arts de la table. Selon Médiapart, ce nouveau business-plan n’aurait jamais été présenté aux employés et la direction affirme que ce n’est qu’un projet. Malgré tout, elle confirme vouloir augmenter ses marges et son chiffre d’affaires dès qu’elle dirigera le Printemps. Selon la CGT nationale près de 226 emplois pourraient être supprimés avec ce nouveau plan d’affaires. Le Qatar voudrait ainsi réduire le nombre de salariés et louer les espaces au marques de luxe à prix d’or afin qu’elles emploient leurs propres salariés payés au SMIC.
A Metz et Nancy où le groupe détenu par le fonds Rreef [filiale immobilière de la Deutsche Bank] ainsi que les 30 % restants, propriété du groupe italien Borletti possède deux magasins en centre-ville l’inquiétude grandit. Ainsi, la CGT aurait entamé une action en justice contre le rachat du groupe le Qatar. Elle souhaite suspendre et faire capoter le rachat du groupe tant qu’elle n’est pas assurée du maintien de l’emploi dans les magasins de l’enseigne française.
Même si les incertitudes planent au-dessus du Printemps, la CGT se veut rassurante en affirmant que les rumeurs de fermetures ou de plans sociaux réapparaissaient à chaque crise. Toutefois le manque de dialogue n’arrange pas le moral des salariés qui ne veulent pas venir grossier les rangs de Pôle Emploi. Un prochain Comité d’Entreprise pourrait apaiser les inquiétudes. Metz et Nancy regroupent plus de 300 salariés dans ses deux magasins lorrains.










