| 17/05/2011 |
Crédits photo : Présidence de la République - L. Blevennec
Aujourd’hui, le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy était à Nancy pour parler emploi. Loin de toute l’agitation autour de l’affaire DSK, le président de la République a affirmé qu’il ne reculera pas sur la prime aux salariés.
Loin de toutes les polémiques politiciennes, Nicolas Sarkozy a affirmé à Nancy sa détermination quant à la prime aux salariés des entreprises qui augmentent les dividendes de leurs actionnaires. Il sera présenté en conseil des ministres la semaine prochaine.
Le président arrive ce matin à Nancy, le visage détendu, il ne souhaite pas déborder sur les sujets à polémique. La consigne est donnée, pas de questions sur l'affaire DSK ou encore sur la grossesse de son épouse, Carla Bruni-Sarkozy. Il n’est donc pas sorti du chemin balisé, place à l’emploi des séniors et à aux questions sociales. Nicolas Sarkozy a préféré s’exprimer en coulisses à propos. Sa présence en Meurthe-et-Moselle est l’occasion pour le Chef de l’Etat de rappeler le projet de prime aux salariés proposé en avril dernier. Résolument Nicolas Sarkozy souhaite recentrer le débat sur le pouvoir d’achat et le social, thèmes oubliés ces derniers mois dans le débat politique. Critiquée par les syndicats et le patronat, cette proposition ne semble pas intimider Nicolas Sarkozy. «Je ne céderai pas plus que nous n'avons cédé sur la réforme des retraites » a-t-il lancé aux détracteurs à cette prime.
Cette prime sera mise en place dans les entreprises ayant plus de 50 salariés qui distribuent des dividendes en hausses à leurs actionnaires. Celle-ci est exonérée de charges sociales à hauteur de 1 200 euros. Les syndicats seront consultés afin de fixer le montant de cette prime dans chaque entreprise concernée. D’après Nicolas Sarkozy, cette prime permettra d’établir une meilleure justice dans les entreprises. « C'est une question de justice : le jour où, dans notre pays, on aura compris que, quand tout le monde se sent respecté dans l'entreprise, l'entreprise va mieux, on aura fait un pas de géant dans la compétitivité de la France » a confirmé le Président de la République.
L’emploi des séniors au cœur du débat
Nicolas Sarkozy a tenu à se féliciter quant au taux d’emploi pour les 55-59 ans. «Il s’est largement amélioré» confirme-t-il devant les élus lorrains. Selon lui il s’est amélioré de 5 points entre 2007 et 2010. «Depuis trente ans, on était habitué à dire aux gens : attendez 55 ans et au revoir. On n'est pas fichu, on est jeune quand on est quinqua» précise le chef de l’Etat. Toujours à propos de l’emploi des séniors, il rajoute «on n'y est pas encore, le compte n'y est pas, mais les premiers résultats arrivent». En effet il reste encore des efforts à faire. La France reste à la traîne en Europe sur la tranche d'âge 55-64 ans, avec un taux d'emploi qui atteignait 38,3 % en 2009, selon des statistiques Eurostat, contre une moyenne de 46,5 % dans l'Union Européenne.
Nicolas Sarkozy à Nancy : il ne reculera pas sur... par LORACTU











