| 27/09/2011 |
Des particuliers organisent aussi des soirées caritatives en Lorraine
Crédits photo : Jérome Moureau | LOR'Actu.fr
Dans un contexte économique et social tendu en Lorraine, bon nombre d’initiatives fleurissent dans la région. Par exemple ce groupe d’amis originaire d’Ottange qui organise chaque année une soirée au profit des Restos du Cœur. Zoom.
Ce week-end avait lieu à Ottange en Moselle une soirée délirante. Pour les frontaliers en manque de fête et d’adrénaline, plusieurs amis se sont réunis afin d’organiser une soirée «Ich Bin». Un concept inspiré des plus grandes soirées d’Ibiza… mais décliné au local. Cette « white party » promet amusement, fêtes et paillettes. Mais derrière la boule à facettes se cache un objectif caritatif. «L’ensemble des bénéfices de la soirée sera reversé au Resto du Cœur. Mais nous ne signons pas de chèque. Nous préférons organiser des manifestations ou investir l’argent récolté dans les infrastructures locales.» confie Benoît, entre autre investigateur de la soirée. C’est ainsi qu’en 2010 le local des Restos Du Cœur a été entièrement équipé. La première année les écoles de la ville bénéficient des retours de la soirée. Les élèves ont pu s’équiper d’ordinateurs, d’appareils photo numérique et d’imprimantes.
Les associations subissent la crise
Si les particuliers s’y mettent c’est que les associations souffrent. En effet, les dirigeants de structures associatives avaient déjà tiré la sonnette d’alarme. Une baisse significative des emplois dans les associations, demandes plus fortes celles d’aides alimentaires ou sociales. Bref la crise est belle est bien là. Olivia Chaponet, vice-présidente des Mjc de Moselle constate «une augmentation des adhésions en 2011. Ce qui prouve la forte demande des familles en matière d’activités peu chères pour leurs enfants» dit-elle à nos confrères de l’Associatif. Autre coup de tonnerre ces derniers jours : la réduction du budget de l’aide alimentaire européen qui est la conséquence d'un arrêt rendu en avril par la Cour européenne de Justice (CEJ) qui a jugé que le dispositif a dérivé: faute de stocks agricoles suffisants, l'UE, qui devait initialement puiser dedans pour assurer le programme, a acheté de plus en plus de produits sur les marchés. Julien Lauprêtre, le président du Secours populaire, a prédit «un tsunami alimentaire» si les ministres n'agissent pas, Olivier Berthe, le président des Restos du Coeur, quant à lui annonce «une crise humanitaire et alimentaire».









