Richert veut relancer le chantier d’une écotaxe poids-lourds régionale

Metz - 30/05/2017 16h12
Lu 16 003 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Richert veut relancer le chantier d’une écotaxe poids-lourds régionale
Economie
Le président de la République est d'accord pour expérimenter une écotaxe régionale en Alsace et en Lorraine. De nombreux élus des deux régions agacés par l'augmentation du trafic de camions étrangers ont toujours été favorables à l'écotaxe enterrée par Ségolène Royal. PHOTO : ILLUSTRATION/ LORACTU.fr

Le président de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et chef de file des régions de France va plaider mardi devant le président de la République la relance du chantier d’une écotaxe régionale. Pour financer des projets d’infrastructures de transports, il veut taxer les poids-lourds en transit.

Le président de la région Grand-Est va plaider ses dossiers de chef de file des régions de France mardi après-midi à l’Elysée. Dans son panier de revendications : la mise en place d’une écotaxe régionale visant les poids-lourds en transit. L’idée : taxer les camions qui traversent les régions notamment frontalières où le trafic est particulièrement dense afin de financer les grands chantiers. 

Philippe Richert évoque une "redevance d'infrastructures" appliquée aux "véhicules lourds en transit". Une idée également portée par d’autres présidents d’exécutifs régionaux: Valérie Pécresse, président LR de l’Ile-de-France ou encore Christian Estrosi (LR) qui dirigeait la région PACA, il y a encore deux semaines avant de reprendre les rênes de Nice. L’ancien gouvernement était divisé sur la question : François Hollande et Ségolène Royal alors en charge de l’Ecologie avaient fermé la porte à l’hypothèse d’un retour de l’écotaxe même régionale. Manuel Valls, Premier ministre jusqu’en décembre dernier avait quant à lui dit son intérêt pour le retour de cette taxe écolo qui avait provoqué de vives tensions notamment en Bretagne. 

Régions: Richert demande plus de pouvoirs à Emmanuel Macron

L’écotaxe qui est l’un des plus grands scandales gouvernementaux de ces dernières années pourrait coûter jusqu’à 10 milliards d’euros à l’Etat : emplois, engagements contractuels, portiques sur l’autoroute, stockage du matériel… «Je souhaite que l’État transfère aux régions son patrimoine routier national hors autoroute. Une fois que cela sera fait, nous pourrons mettre en place l’écotaxe. Dans le Grand Est, cela nous rapporterait entre 200 et 300 millions d’euros par an», expliquait Philippe Richert début 2017 qui demandait au gouvernement de ne pas démonter les portiques dans sa région. Chaque portique aurait coûté entre 600 000 et un million d’euros, selon un rapport du Sénat de mai 2014 et le démontage d’un seul portique coûterait 150 000€.

Reste désormais à savoir quel poids Nicolas Hulot, nouveau ministre en charge de ces dossiers sensibles de l’Ecologie, de l’Energie et de l’Environnement, numéro 3 du gouvernement va jouer dans ces demandes de M. Richert. Le 22 mars, pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait déjà assuré qu’il ne rouvrirait pas le sujet de l’écotaxe : pour lui il faut reprendre ce dossier avec l’euro vignette. C’est un représentant du candidat qui l’avait indiqué devant l’association TDIE (Transport Développement Intermodalité Environnement) lors d’un débat sur les transports. 

 

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