Prêtre tué dans un attentat: le second terroriste fiché S et a habité dans les Vosges

Le second individu qui a tué un prêtre mardi à Saint-Etienne-du-Rouvray lors d’une prise d’otage revendiquée par l’Etat islamique aurait été identifié par les enquêteurs. Le jeune homme était âgé de 19 ans, faisait l’objet d’une fiche S et originaire du département des Vosges, en Lorraine.
Abdel Malik P. (A.M.P) serait le second terroriste qui a égorgé un prêtre mardi matin dans une église de Normandie aux côtés d’Adel Kermiche. Le second assaillant, qui aurait reçu une balle dans la tête lors de sa neutralisation sur le parvis de l’église, serait identifié, indique le journal Le Point, sur son site internet.
Une identification ADN est encore en cours, indiquait Bernard Cazeneuve mercredi. En fin de matinée, plusieurs perquisitions ont eu lieu dans l'entourage de la famille de A. M. P. Pour en avoir confirmation, les enquêteurs attendent les analyses ADN et les comparaisons papillaires. Le procureur de Paris, François Molins, assurait mardi soir lors d’une conférence de presse que l’identification du second terroriste était encore en cours.
Comme Adel K., A. M. P. ferait l'objet d'une fiche «S» pour «sûreté de l'État» émise par les services de renseignements. Né en 1996, il "est originaire de Saint-Dié-des-Vosges", une ville de 20 000 habitants, peu connue pour être un foyer de radicalisation, toujours selon Le Point. Toutefois, depuis 2014 une cinquantaine de cas de radicalisation ont été signalés dans le département des Vosges.
L'identification formelle du second auteur de l'attaque d'hier à Saint-Etienne-du-Rouvray est toujours en cours en milieu de journée, mais "une piste est privilégiée" par les enquêteurs, a appris l'AFP de sources proches de l'enquête. Abdel Malik P. est un jeune homme de 19 ans, originaire de Savoie, qui n'avait pas fait l'objet de condamnations, a-t-elle précisé. Comme il n'a pas été condamné, la justice ne dispose "pas de ses empreintes, ni de son ADN dans ses fichiers, ce qui retarde son identification formelle", a ajouté une autre source.
TF1 de son côté affirme que l'homme "pourrait faire l'objet d'une fiche S, établie dans les Vosges" mais qu'il est bien originaire de Savoie.
- Son visage très âbimé par les balles tirées lors de l'assaut -
L’Express de son côté avance que la dépouille du second terroriste a été fortement âbimé notamment au niveau du visage en raison des balles tirées au moment de l’assaut des forces spéciales. Une carte d’identité à son nom a été retrouvée lors d’une perquisition au domicile d’Adel Kermiche.
Le Dauphiné Libéré et France 3 Normandie quant à eux confirment l’identité présumée du second terroriste, affirmant qu’il s’appelle bien Abdel Malik P., âgé de 20 ans. Ces deux médias notent toutefois qu’il serait originaire de Savoie. Une perquisition menée par les services anti-terroristes s'est déroulée en seconde partie de nuit à Aix-les-Bains. Vers minuit, dans la nuit de mardi à mercredi, le Raid, la SDAT (Sous-direction anti-terroriste de la PJ), la DIPJ (Direction inter-régionale de la police judiciaire) de Lyon étaient engagés pour cette opération.
L'un des deux assaillants, abattus par la police, était assigné à résidence sous bracelet électronique en attendant son jugement: Adel Kermiche, né le 25 mars 1997 à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), était mis en examen après avoir tenté de rallier la Syrie par deux fois en 2015. Placé en détention provisoire après sa deuxième tentative, il avait été libéré en mars et assigné à résidence sous bracelet électronique. Le parquet de Paris avait fait appel de cette libération, sans succès.
Vers 9H25, les deux jihadistes ont pénétré dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, en pleine messe matinale et pris six personnes en otages, a relaté mardi soir le procureur de Paris, François Molins: le prêtre, trois religieuses et un couple de paroissiens. Les jihadistes se sont "enregistrés" au moment du crime, l'un a fait "un peu comme un sermon autour de l'autel en arabe" avant l'assassinat du prêtre de 86 ans, a témoigné sur RMC l'une des religieuses, Sœur Danielle, parvenue à s'enfuir et à donner l'alerte.
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