Français de souche : Aurélie Filippetti dénonce une "faute" d’Hollande

La députée (PS) de Moselle n’a pas aimé l’utilisation de la formule «Français de souche» par François Hollande. Elle estime que c’est une «faute». Au PS, on lui répond qu’il ne faut pas détourner les propos du chef de l’Etat.
Dans la bouche du président de la République, l’expression passe mal et n’a pas manqué de faire réagir des personnalités de tout bord sur Twitter: de l’UMP Thierry Mariani, à l'ex-ministre Aurélie Filippetti retwitté, tiens, par l'ex-première dame Valérie Trierweiler, en passant par la militante féministe Caroline de Haas ou le sociologue Eric Fassin.
Pour la députée (PS) de Moselle, Aurélie Filippetti, l’expression «Français de souche» ne passe pas non plus. La frondeuse, ex-ministre de la Culture qui a quitté le gouvernement à l’été dernier a parlé de «faute». «"Français de souche" : plus qu'une maladresse, une faute» a-t-elle assuré avant de citer Camus: "Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde"» conclut l’élue de Lorraine.
Le porte-parole du PS répond à Filippetti
"Français de souche" : plus qu'une maladresse, une faute. Camus: "Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde"
— Aurélie Filippetti (@aurelifil) 24 Février 2015
La faute c'est de donner à penser que FH valide "français de souche" quand il l'utilise pour la retourner contre ses auteurs. @aurelifil
— Olivier Faure (@faureolivier) 24 Février 2015
@faureolivier non car en utilisant ce terme il lui donne une légitimité qu'il n'avait jamais eue encore
— Aurélie Filippetti (@aurelifil) 24 Février 2015
«En utilisant ce terme il lui donne une légitimité qu'il n'avait jamais eue encore» poursuit la députée de Moselle. «La faute c'est de donner à penser que François Hollande valide "français de souche" quand il l'utilise pour la retourner contre ses auteurs» a répondu Olivier Faure, porte-parole du PS, épinglant sa collègue Aurélie Filippetti sur le réseau social Twitter.
Un peu plus tôt dans la matinée, le patron des députés PS à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, avait défendu le président sur BFM TV. François Hollande a utilisé «des guillemets», a souligné le député de Seine-Saint-Denis, estimant qu'il dénonçait alors le terme récurrent dans le phrasé de l'extrême-droite. «Il y avait des guillemets que l'on ne voit pas dans un discours», a-t-il expliqué, affirmant qu'il «récuse, comme François Hollande», cette expression.
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