Affaire Grégory: la grande-tante et la grand-mère suspectées d'être les "corbeaux"

Vosges - 15/06/2017 16h27 - mis à jour le 15/06/2017 16h55
Lu 24 002 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
Affaire Grégory: la grande-tante et la grand-mère suspectées d'être les "corbeaux"
Faits Divers
Le procureur général de la cour d'appel de Dijon lors d'une conférence de presse.

Les enquêteurs sont "sur le chemin de la vérité" grâce à de nouvelles expertises en écriture a indiqué jeudi lors d'une conférence de presse le procureur de la République auprès de la Cour d'appel de Dijon lors d'une conférence de presse. Deux suspectes identifiées seraient à l'origine de lettres de menaces envoyées aux parents de Grégory. Plusieurs personnes auraient participé au crime du petit garçon, selon les enquêteurs.

Le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, a tenu ce mercredi une conférence de presse pour revenir sur ces interpellations, alors que l'on croyait jusqu'ici le dossier en sommeil.  

Selon le magistrat, de nouvelles investigations ont été menées depuis 2008, jour de réouverture du dossier, sur les lettres de menaces anonymes envoyées aux parents de Grégory en 1983 ainsi qu'au juge chargé du dossier en 1993. "Les résultats qui ont été donnés par ces expertises sont intéressants et sont de nature à nous faire progresser sur le chemin de la vérité", a affirmé le procureur général, faisant valoir les progrès techniques. 

Ces nouvelles expertises graphologiques permettraient de confondre Jacqueline Jacob, la grande-tante de Grégory, ainsi que Monique Villemin, sa grand-mère. L'écriture de la première serait similaire à celle des lettres en 1983, un an avant le drame, tandis que l'écriture de la seconde aurait des correspondances avec la missive de 1993 adressée au juge Simon.  

- Plusieurs personnes ont "concouru" au crime de Grégory -

EN DIRECT. Affaire Grégory: suivez la conférence de presse du procureur dès 16H

Les deux femmes sont donc suspectées d'être les corbeaux. Mais ne seraient pas les seules. Le procureur général a rappelé que les parents de Grégory avaient reçu des appels téléphoniques menaçants émanant d'une femme et d'un homme à "la voix rauque et essoufflée". 

A ce stade, selon le parquet, il est encore impossible d'identifier précisément l'auteur ou les auteurs de l'assassinat. "Plus personnes ont concouru à la réalisation du crime", a néanmoins assuré Jean-Jacques Bosc. Les analyses ADN menées jusqu'à présent n'ont rien donné. Le procureur général a rappelé qu'un témoin disait avoir aperçu, le jour du meurtre, un homme "à la moustache" accompagné d'une femme. 

"Je ne sais pas qui est l'auteur" a affirmé le magistrat mais a indiqué que "je pense qu'on se rapproche de la vérité". "Il y a eu des repérages les jours avant le crime" a également assuré M. Bosc en précisant que témoignages indiquent que cest "l'homme à la moustache" qui était "parfois accompagné d'une femme" qui sont à l'origine de ces repérages et "surveillances". 

La maison de la grand-mère de Grégory qui serait l'un des "corbeau" lié au crime de l'enfant.

Le procureur a précisé les soupçons pesant sur plusieurs des personnes ciblées par les interpellations de mercredi. Evoquant de nouvelles analyses en graphologie, il a précisé que les résultats étaient "confondants" pour Monique Villemin, la grand-mère de l'enfant, et Jacqueline Jacob, sa grande-tante, actuellement en garde à vue. 

- Rien du côté de l'ADN, des expertises en écriture font avancer l'enquête -

Plusieurs lettres ont été analysées. Trois lettres anonymes ont été envoyées en 1983, un an avant le crime, à la famille Villemin: "trois lettres anonymes, deux en caractère typographique, l’une en écriture cursive. Deux adressées aux grands-parents du petit Grégory, l’une au père de Grégory, Jean-Marie Villemin", a précisé le procureur. C'est la lettre manuscrite de 1983 qui a été étudiée, et comparée en particulier à celle reçue le jour du meurtre.

"On peut observer une similitude importante des termes entre la lettre de 1983 et des termes de la lettre de revendication", a fait valoir le procureur, citant notamment l'expression "le chef", qui figurait dans les deux missives.  Jacqueline Jacob est donc soupçonnée d'avoir écrit les lettres de 1983. Monique Villemin est quant à elle soupçonnée d'avoir écrit au moins l'une des lettres envoyées à l'un des juges en charge de l'enquête, le juge Simon. Ces lettres de menaces ont été envoyées en 1989, alors que le juge s'apprêtait à disculper Christine Villemin, la mère de l'enfant. 

"Cette lettre de 1989 met en cause les parents de l’enfant comme étant auteurs du crime. Ce courrier avait pour objet d’influer cour de l’enquête, qui s’orientait vers la thèse de l’innocence de Christine Villemin", a expliqué le procureur. 

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