Plan Vigipirate : sept euros en plus par jour pour les CRS épuisés

Les CRS qui sont épuisés par l’application du plan Vigipirate ont réussi à obtenir une augmentation journalière de sept euros alors que le ministère de l’Intérieur proposait d’abord une hausse de deux euros. Provoquant la colère des policiers déjà à bout physiquement et psychologiquement.
Le ministère de l’Intérieur a finalement cédé à la colère des CRS mobilisés pour le plan antiterrorisme Vigipirate. Epuisés, lassés et soumis à une grande pression, les syndicats policiers avaient réclamé une hausse de l’indemnité journalière touchée par les CRS par jour d’absence de leur foyer, en plus de leur rémunération. L’Intérieur a proposé de revaloriser l’indemnité journalière d'absence temporaire (IJAT) des CRS de 30 à 32 euros, soit deux euros d’augmentation.
Pour le syndicat, ses revendications étaient «simples». Il voulait que l’emploi soit «revu dans le cadre du plan Vigipirate et cela concerne non seulement les CRS mais toute la Police Nationale» et que «le ministère reconnaisse le travail des CRS en procédant à une augmentation substantielle de l’IJAT (Indemnité Journalière d’Absence Temporaire)».
Les syndicats sont satisfaits
Selon une information du Parisien ce mercredi, les secrétaires généraux de l'UNSA-Police et du syndicat Unité SGP Police ont obtenu la revalorisation de l’indemnité journalière d’absence temporaire (IJAT) accordée aux CRS au cours de leurs déplacements. Cette indemnité va passer de 30 € à 37 € d'ici à 2017. Les syndicats se sont dits satisfaits par cette annonce du ministère de l’Intérieur.
La CRS de Jarville-la-Malgrange (Meurthe-et-Moselle) mobilisée en Ile-de-France s’était en partie mis en arrêt maladie. Au total, seulement 20 hommes sur 59 de la compagnie avaient pu être envoyés vers la région parisienne après le long week-end de Pâques.
Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait défendu sa politique au début du mois d’avril sur I>Télé, reconnaissant une «extrême tension» dans les effectifs de police depuis les attentats de Paris. «Nous mobilisons 233 millions d’euros pour la police, la moderniser et renforcer les effectifs» avait-t-il estimé sur la chaîne d’information, pointant la droite qui a supprimé «13 000 emplois de 2007 à 2012».
«Je partage la préoccupation des policiers» avait-t-il assuré, précisant poursuivre «l’agenda social» avec les représentants syndicaux. «Les policiers ont en eux-mêmes une force (…) pour protéger la République» a poursuivi le premier flic de France. Il veut régler ce problème avec «confiance, sérénité» avait dit M. Cazeneuve sur I>Télé.
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