| 22/08/2013 |
«Metz 2030». Alors que François Hollande a demandé à ses ministres d’imaginer la France de 2025, le maire de Metz Dominique Gros imagine la ville de Metz du futur… en 2030.
La ville de Metz imagine son futur. A quoi va ressembler Metz dans plus de quinze ans ? Un saut dans le temps imaginé avec «six grandes orientations» dont celle de préserver la ville et accueillir des habitants, réinventer l’écologie urbaine, miser sur la culture, soutenir l’économie et l’enseignement supérieur, conforter la solidarité et enfin favoriser les connexions. En bref, l’habitat, l’économie, les transports, l’innovation et la culture. «Metz a d’ores et déjà posé de nombreux jalons lui permettant d’appréhender l’avenir avec sérénité. Le centre Pompidou-Metz, le développement des secteurs de pointe, le tgv, le Mettis, la requalification des espaces publics, les partenariats avec Nancy consolident l’attractivité de Metz et ouvrent de nombreuses perspectives» se réjouit le document de référence.
Le maire de Metz fixe ainsi l’objectif de construire 500 logements par an pour accueillir de nouveaux habitants. L’objectif sera donné aux résidences à taille humaine. «Cela signifie en particulier la création de programmes de logements de petites tailles (20 à 30 logements) à prix abordables dans tous les quartiers» dit le document Metz 2030. A Metz, ces prochaines années, les constructions se feront avant tout sur les friches industrielles, militaires et hospitalières. La requalification du quartier de l’hôpital Bon-Secours est un des dossiers casse-tête.
D’ici 2030, «l’idée directrice n’est pas d’éradiquer la voiture mais d’encadrer sa présence et de la rendre plus compatible avec les autres mobilités». Côté écologie, la mairie veut aussi développer les nouveaux logements à basse consommation, revoir l’éclairage public, le développement du chauffage urbain.
Un centre-ville repensé

Développer le centre-ville considéré comme de moins en moins attractifs au profit des zones commerciales de périphérie est une priorité pour Metz. «L’enjeu pour les prochaines années sera d’élargir son offre fonctionnelle et commerciale, de renouveler et moderniser son visage, de réinventer ses animations et de repenser ses temporalité». «L’animation de la ville, le développement des évènementiels sur l’espace public, les rythmes festifs, le soutien à la vie nocturne, sont ici des axes à consolider» dit le document Metz 2030. Le public étudiant serait très demandeur mais préfèrerait aujourd’hui se tourner vers Nancy. Pour cela, la ville pourrait aussi développer une offre de bus circulant de plus en plus tard.
«Pour autant, son attractivité interroge aujourd’hui, notamment pour les commerces du centre-ville en raison de l’attraction toujours croissante des zones commerciales périphériques. Sans être directe, la concurrence centre/périphérie accentue les effets de spécialisation et impose aux commerces de centre-ville un renouvellement permanent qui favorise le commerce franchisé. De même, l’extension d’une offre commerciale de haut niveau sur le nouveau quartier de l’Amphithéâtre fait craindre une nouvelle concurrence pour les espaces actuels du plateau piétonnier» peut-on lire. Il se pourrait donc que les rues piétonnes du centre-ville soient complètement transformées.
Côté tourisme, Metz veut s’appuyer sur son centre historique, le centre Pompidou et son centre des congrès fonctionnel dès 2017 pour augmenter le nombre de nuitées dans les hôtels de la capitale lorraine.
Pour son économie, Metz veut «la modernisation et la densification raisonnée du Technopôle» pour «permettre d’accueillir de nouvelles entreprises à des coûts réduits». La ville veut aussi développer l’activité en lien avec le port dans la zone des Deux Fontaines ainsi développer des liens avec le Technopole et l’Actipôle.
La ville veut aussi s’occuper de ses séniors qui vont se multiplier. «Ainsi, sur Metz la population des plus de 60 ans pourrait passer de 17,7% (2008) à 25,8% en 2030». De nouvelles infrastructures réservées aux plus âgées seront donc nécessaires à l’échelle de l’agglomération. «Il faut leur en donner la possibilité par une politique de logement adapté et le développement des services de proximité».
Enfin, selon Dominique Gros, «il faut d’ici 2030, bâtir les partenariats au sein d’une aire urbaine de 400 000 habitants, qui permettront de rendre les meilleurs services aux meilleurs coûts, tant aux populations qu’aux entreprises».










De doux rêveurs que ses socialistes. Face au marasme économique et social, ils viennent de découvrir la projection dans le temps. Un nouveau mode de pensée qui ne mange pas de pain et qui a le mérite, à ceux qui y adhèrent, d'oublier la grisaille, voire la noirceur du quotidien !