| 04/11/2014 08:45 |
Nicolas Sarkozy a tiré à vue sur son ex-adversaire de 2012 qui passe cette semaine le cap de son mi-mandat. Au plus bas dans les sondages avec un chômage record, François Hollande compte sur son intervention télévisée de jeudi pour relancer son quinquennat.
Lundi soir à Nancy, Nicolas Sarkozy a donné à sa campagne pour la présidence de l’UMP des airs de présidentielle anticipée. Tout au long de son discours devant 1 200 à 1 500 militants acquis à sa cause, l’ex-président de la République a tiré à vue sur le bilan de mi-mandat de M. Hollande. Il a estimé que «sur la première moitié du mandat de François Hollande, c'est échec sur échec» alors que Nicolas Sarkozy aussi est clairement rejeté par les Français. Selon un sondage publié ce dimanche, ils estiment pour 75% d’entre eux que son retour est «raté». Les mêmes sont 97% à estimer que Hollande a échoué sur le front de l’emploi.
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Pour Sarkozy, l’actuel président de la République doit dire «Je me suis trompé» alors que le chômage est au plus haut et que la croissance ne revient pas. Nicolas Sarkozy a également fustigé hier le dé-tricotage des ses réformes par l’actuel gouvernement comme l’écotaxe ou encore la défiscalisation des heures supplémentaires. A propos de l’Ecotaxe, interrogé par un salarié de la société Ecomouv’ installée à Metz (Moselle), Nicolas Sarkozy s’est interrogé sur «ce qu'il reste de la parole de l'Etat français avec M. Hollande».
«Hollande ment matin, midi et soir»
Le candidat à la présidence de l’UMP, n’a pas hésité à affirmer qu’Hollande «abaisse la République et la démocratie» car «pendant deux ans-et-demi, le mensonge a été érigé en principe politique». «Le gouvernement qui n'a plus la moindre autorité pour faire passer un projet» a par ailleurs assuré l’ex-chef de l’Etat qui a critiqué la réforme des allocations familiales, le positionnement européen de la France, la politique d’immigration ou encore les récents débordements à Sivens, Nantes ou Toulouse.
«En semant le mensonge, le gouvernement récolte la violence» a répondu M. Sarkozy à la question d’un retraité de la gendarmerie lors de son meeting à Nancy. Sur la mort du jeune militant Rémi Freisse, Sarkozy a assuré que «la mort de ce jeune homme est un drame, mais je ne supporte pas le procès permanent qu'on fait aux forces de sécurité. La lumière de toute façon sera faite».
«Hollande ment le matin, le midi et même le soir» a répété Nicolas Sarkozy qui avait déjà accusé son rival de mentir pendant la campagne de 2012. Il a aussi estimé que le gouvernement s’attaque aux «travailleurs du privé, aux chefs d’entreprises et aux professions libérales», opposant le «privilège des fonctionnaires». «Hollande avait dit ne pas aimer les riches, il n’aime pas les plus pauvres» a lâché Nicolas Sarkozy.








Ras le bol de ces guignols