L'hôpital de Nancy mis en examen dans l'enquête sur le décès d'un petit garçon

Nancy - 14/03/2017 11h52
Lu 52 691 fois -   LORACTU.fr La Rédaction
L'hôpital de Nancy mis en examen dans l'enquête sur le décès d'un petit garçon
Société
Au printemps 2015, Timéo, 4 ans, avait été admis au CHRU de Nancy pour des douleurs aux jambes. Il y était décédé après avoir reçu une très forte dose de colchicine. (PHOTO: DR)

L'hôpital de Nancy a été mis en examen en tant que personne morale à la suite du décès d'un petit garçon, qui avait reçu une très forte dose d'un anti-inflammatoire.

L'hôpital de Nancy a été mis en examen en tant que personne morale à la suite du décès d'un petit garçon, qui avait reçu une très forte dose d'un anti-inflammatoire, a-t-on appris mardi auprès des avocats, confirmant une information de l'Est Républicain.

Le Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy a été mis en examen en novembre dans le cadre de l'instruction de cette affaire, a expliqué l'avocat de la famille, Me Gérard Welzer. "Pour la famille, c'est un premier pas, mais elle estime que dans le dossier, il y a suffisamment d'éléments pour montrer les fautes pénales de certaines personnes physiques", a commenté l'avocat.

Au printemps 2015, Timéo, 4 ans, avait été admis au CHRU de Nancy pour des douleurs aux jambes. Il y était décédé après avoir reçu une très forte dose de colchicine, un anti-inflammatoire utilisé notamment contre les crises de goutte.

Pour Elodie Gaire, la mère du petit garçon, au moins trois personnes physiques pourraient être poursuivies dans cette affaire: celle qui s'est trompée dans la dose de colchicine, multipliant par 16 la quantité qu'aurait dû recevoir l'enfant, celle qui lui a prescrit un autre médicament qui n'aurait pas dû être mélangé à la colchicine et le médecin de garde qui ne s'est pas déplacé quand l'enfant a été pris de vomissements et de diarrhées. "La colchicine devrait être un produit extrêmement surveillé, parce que la différence entre la dose mortelle et la dose non-mortelle est infime", a expliqué Mme Gaire, qui déplore "beaucoup trop de laisser-aller" dans le suivi de son fils.

"Le CHRU apporte son soutien à la partie civile pour faire en sorte que des événements comme ceux-ci n'aient plus à se reproduire au sein du CHRU", a souligné l'avocat de l'hôpital, Me François Robinet.

(Avec AFP)

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